De Pierre Lapointe à Fred Fortin, les artistes du Premier Gala de l’ADISQ dévoilent les albums qui les ont marqués.

Chaque année, l’ADISQ organise trois galas. Au Québec, on fait de la musique et l’ADISQ tient à la célébrer dans toute sa grandeur.
On retrouve d’abord le gala de l’Industrie qui récompense et souligne les bons coups de l’industrie de la musique québécoise. On y retrouve des catégories telles que Conception d’Éclairage et Projection de l’année ou Maison de disque de l’année.
Il y a ensuite le Premier Gala de l’ADISQ, dans lequel on retrouve davantages des artistes issus de la scène émergente. Les catégories vont aussi plus se concentrer sur les divers genres d’albums.
Finalement, il y a aussi le Gala de l’ADISQ que l’on connaît mieux qui célèbre généralement les artistes plus établis, mais souligne souvent aussi leurs carrières et les choix plus populaires.
Sans surprise, je préfère assister au Premier Gala de l’ADISQ. Comme mentionné plus haut, au Québec on fait énormément de musique, et c’est important de souligner les nouvelles voix qui font partie de notre quotidien. Surtout à une ère où les albums sont moins populaires face à la domination des ‘’singles’’. Il y a quelque chose de presque sacré dans le fait d’écouter un album du début à la fin.
Pour amorcer cette série de deux articles, j’avais donc envie de demander à nos artistes préférés sur le Tapis Rouge : Quel est l’album québécois qui les a le plus marqués, que ce soit de manière créative ou personnelle ? Voici leurs réponses :
Marie Céleste : Le dernier album d’Alphonse Bisaillon T.O.M ou la trajectoire des perséides, il faut simplement le découvrir.

Naïma Frank : The Year He Drove Me Crazy de Coral Egan, un magnifique album de jazz qui vieillit bien et reste beau malgré tout.

Renzel Dashington : Parce qu’on vient de loin de Corneille, c’est un album qui s’est fait une énorme place dans la francophonie et même si, parfois, on oublie que c’est un album québécois, ça reste un grand album qui vieillit bien.

Super Plage : La Forêt des Mal-aimés de Pierre Lapointe, c’est un album qui est à la fois très rigoureux, mais aussi plein de folies, avec une joie de vivre et une originalité qui a rarement été faite. C’est un beau mélange de pop et d’expérimentation, c’est le sommet de la poésie, le meilleur album des vingt dernières années. Les mélodies et le goût du français ont définitivement influencé ma propre composition. Sa fougue, son audace et son style, j’aime tout de Pierre. Ma porte est définitivement ouverte pour une collaboration !

Alicia Moffet : Tout ce que Charlotte Cardin produit, elle est tellement talentueuse et inspirante. Je l’écoute depuis le début, tout est beau que ce soit en anglais ou en français.

Marco Ema : Jaune de Jean-Pierre Ferland, cet album était définitivement novateur pour son époque. Cet album sorti en 1971 et Abbey Road des Beatles qui est sorti en 1969, les deux étaient vraiment au même endroit et étaient aussi emblématiques autant l’un que l’autre.

Classe Moyenne : Jay Scott avec son album Toutes les rues sont silencieuses, ses textes sont incroyables et réfléchis. Il dit vraiment les vraies affaires, on se reconnaît beaucoup là-dedans.

Ariane Roy : Le premier album de Marie-Pierre Arthur, cet album a eu une importance dans ma vie. L’été de mes douze ans, je l’ai écouté tout l’été, ça me parlait énormément

Gab Bouchard : Quand Ultramarr de Fred Fortin est sorti, ça a fessé fort dans mon bout. Malgré la proximité que j’avais déjà avec l’être humain, musicalement ça m’a ma fait capoter raide, de se dire qu’on pouvait dire ça au Québec.

Les Louanges : Divinely Guided avec leur dernier album Divinement Guidé, à écouter de manière impulsive et sans retenue

Louis-Jean Cormier : L’album Trompe l’Oeil du groupe Malajube est définitivement un des albums qui m’a bien marqué, c’était aussi un des groupes auxquels Karkwa était souvent comparé, même si on était tous des amis. Puis plus dernièrement, le dernier album de Les Louanges, Alouette! qui est devenu indélogeable.

Marjorlaine Morasse : Aquanaute d’Ariane Moffatt, mais je ne peux pas ne pas mentionner Gros Mammouth album turbo par Les Trois Accords. Je pense que ça représente bien mon univers avec des pôles très poétique et absurde, mais aussi très intérieur et éclaté à la fois. Mais dans les deux cas, ce sont des artistes qui se permettent la liberté et qui à travers le temps, iels ont toujours fait ce qu’iels voulaient artistiquement parlant et je salue cette liberté.

Lou-Adrianne Cassidy : L’été de Philémon Cimon qui, autour de mes 18-19 ans, m’a permis de découvrir une autre facette de la musique québécoise qui m’a séduite par le fait qu’il était très libre. Il n’avait pas peur d’être imparfait, il m’a beaucoup touché à ce moment-là de ma vie et ce fut bien déterminant pour moi. Je pense que la musique québécoise a toujours fait partie de ma vie, mais cet album c’était vraiment un moment charnière.

Personnellement, ces inspirations m’ont donné envie de continuer à approfondir mes écoutes de musique québécoise. Beaucoup des albums nommés par les artistes sont bien connus du public québécois, mais quelques-uns d’entre eux sont plus méconnus. Puis, c’est ça, la beauté de la musique québécoise : elle est large, vivante et diversifiée !


