Les Misérables, un triomphe sur toute la ligne

Par : Mylène Groleau
Issue de l’œuvre littéraire de Victor Hugo et en collaboration avec Juste pour rire, la pièce Les Misérables a été présentée en grande première médiatique ce jeudi 25 juin au Théâtre St-Denis. Cette nouvelle version nous vient de la collaboration d’Alain Boublil et de Claude-Michel Schönberg. Pour l’occasion, un tapis rouge s’est déployé avec une multitude d’artistes et de personnalités publics tous très heureux de vivre ce grand chef d’œuvre intemporel.
Récompensée du Molière du meilleur spectacle musical en 2025 et acclamée à guichets fermés au Théâtre du Châtelet, cette relecture spectaculaire du metteur en scène Ladislas Chollat traversera l’Atlantique pour être présentée à Montréal et à Québec avec une distribution d’artistes québécois.
Sous une production inédite et un texte révisé, l’oeuvre Les Misérables se déploie acte par acte sur la scène avec une distribution remarquable et un décor enlevant. Les artistes sont exceptionnels par leur voix puissante et soutenue ainsi que par leur jeu d’interprétation. La représentation nous apporte de belles découvertes et un plaisir d’en reconnaître d’autres puisqu’ils nous sont plus familiers.
Une distribution exceptionnelle

Inspiré du roman de Victor Hugo, le spectacle nous transporte dans la France du XIXe siècle. La pièce Les Misérables raconte l’histoire bouleversante de Jean Valjean (Alex Gaumond), un ancien prisonnier traqué sans relâche par l’impitoyable inspecteur Javert (Dominique Côté). Sur son chemin, il croise Fantine (Klara Martel-Laroche), une ouvrière brisée par la misère, à qui il promet de veiller sur sa fille, la petite Cosette (Amélie Baland-Capdet).
Alors que la révolte gronde dans les rues de Paris, de jeunes révolutionnaires se soulèvent, et les destins s’entrelacent dans un tourbillon d’émotions et de courage. L’oeuvre Les Misérables nous plonge au cœur d’une fresque humaine puissante, remplie d’amour, de sacrifice et d’espoir, portée par des chansons emblématiques comme J’avais rêvé, À la volonté du peuple, Mon histoire et Le Grand jour.
Les personnages de M. Thénardier (Roger La Rue) et Mme Thénardier (Debbie Lynch-White) apportent une légèreté au dramatique de la pièce. Leurs présences sur scène sont lumineuses et apportent le rire dans l’assistance. Leur personnage les sied à merveille. Une alchimie réussie.
La liste est longue

Je ne peux passer sous silence les autres artisans qui soutiennent la pièce. Leurs jeux, chants et présences sont essentiels. Nathan Bois-McDonald en Marius, éperdument épris de la jolie Cosette, Kenza Nejmi (Éponine) dont le destin nous émeut, entre autres.
Mais la liste est soutenue, et le talent l’est tout autant : Stanley Kassa, Renaud Paradis, Krystel-Mary Assaf, Émile Auger, Élodie Bégin, Élise Cormier, Guillaume Dubois, Alexandra Ghezzi, Pierre-Olivier Grondin, Alexandre Iannuzzi, Alexandre Lagueux, Félix Lahaye, Joëlle Lanctôt, Christian Laporte, David Noël, Éric Paulhus, Lucie St-Martin, Nicolas Drolet, Patrick Olafson, Élysabeth Rivest, Camille Cormier-Morasse, Eudes La Roche-Francoeur, Cassandra Montreuil, Daniel Murphy, Oskar Léonard, Ismaël Perceval Faucher-Zitouni, Juliette Aubin, Éléonore Bélanger et Eva Lamontagne.
Maestro, musique!

À l’arrière de la scène, tout au long de la pièce et sous la direction musicale et du chef d’orchestre David Terriault, vous serez subjugué par cette musique qui vous soulève avec intensité. Laissant place aux voix des artistes, la musique nous impose le drame de la pièce, la force lors des combats ou encore la légèreté des moments plus festifs. Elle est indispensable, et il m’importe de souligner ici aussi les talents des musiciens : Chris Barillaro, Pascal Croft, Alexander Haupt, Lindsay Roberts, Guillaume Veillet, Jocelyn Veilleux, Jessy Dubé, Guillaume Bourque, Jean-François Duchesne, Ian Simpson, Maude Lussier, Marilène Provencher-Leduc, Matthieu Bourget et David Carbonneau
Des décors et des costumes

Le décor nous transporte dans la France du XIXe siècle. Une épopée de pauvreté, là où la noirceur et la grisaille prennent place. Rien n’est laissé au hasard. Les différents tableaux en arrière-scène se dessinent en encre noir, qui étale l’histoire de Jean Valjean.
Les décors se déploient pour créer du mouvement, qui ne cesse de nous impressionner. À mi-parcours de la pièce et inspiré par une gravure de Gustave Doré : L’Enfer de Dante, le décor nous impose la possibilité de la rédemption de Jean Valjean. Nous situant alors entre l’ombre et la lumière.
La barricade utilisée lors de la bataille est phénoménale avec les éclairages pour soutenir les jeux d’armes!
Les sons et les lumières sont utilisés à la perfection. Ni trop, ni moins. Laissant toute la place aux artistes et au décor pour nous raconter l’histoire.
Les costumes, innombrables, recréent une époque en manque de luxure. Une utilisation dans un style de matières premières, sans flaflas mais très représentative de l’usure du temps et du travail acharné d’une époque fragilisée par la pauvreté. Ils sont la lumière sur scène dans ce décor plus sobre.
Accourez pour vivre cette histoire inoubliable et légendaire

Le spectacle d’une durée de 2 h 55 (incluant l’entracte) vous transportera et vous imprègnera longuement. Un phénomène théâtral à voir absolument. Une version inédite et admirablement bien adaptée. Un succès sur toute la ligne. Procurez-vous vos billets ICI. À Montréal, au Théâtre St-Denis, jusqu’au 19 juillet 2026 avec des supplémentaires du 22 au 25 juillet 2026 et au Grand Théâtre de Québec du 7 au 22 août 2026.
Voici la galerie photo de notre photographe Kader Bouderbal qui a su bien capter l’essence de cette expérience théâtrale grandiose et émouvante.
Crédit photo : Kader Bouderbal/MatTv




























