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Pearl And The Oysters au Bar le Ritz

La douceur à la recherche d’une mélodie parfaite

Pearl and The Oysters
Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Par : Marin Agnoux

Comme si l’on se baladait dans une ville que l’on découvrait encore, on s’immisce dans ce petit bar de la rue Jean-Talon — finalement un lieu culte de la musique montréalaise —, le Bar le Ritz, lors du concert des Franco-Américains Pearl And The Oysters.

Pearl and The Oysters sur la scène
Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Sous la pluie torrentielle, on était heureux de rentrer se réconforter, tandis que la chaleureuse indie pop de Pearl And The Oysters, rappelant nos anciens amis de L’Impératrice, apporte une douce disco-funk saupoudrée d’une magie de city pop. Entre les Rhodes tamisés, les guitares qui s’harmonisent sur les mélodies parfaites — presque trop —, les batteries qui, elles, ont une frappe dansante et la basse, toujours très ronde pour ce style de musique, les cinq musiciens du groupe sembleraient presque faire ça depuis cinquante ans.

Spectacle de Pearl and The Oysters
Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Est-ce que le style tout droit sorti des années 80 nous donne cette impression étonnante de revivre une époque bien précise ou est-ce l’aisance du groupe qui transmet ce sentiment de les avoir toujours connus ? Difficile d’en définir une réponse juste. Wide Awake, Lune Mandarine, Stratford and 52 entraînent les gens dans une danse lancinante qui s’installe par-ci par-là dans la salle. Les pédales de delay, les phasers et la reverb à tout-va accentuent ce sentiment de flottement, à ralentir doucement le temps à mesure du concert.

Peral and The Oysters à Montréal
Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Sur ses mocassins à talons, Juliette Pearl Davis, la chanteuse, sort des instruments dont je ne pourrais citer le nom entre quelques paroles tendres. Joachim Polack lui, porte son T-shirt de Donald Fagen, The Nightfly, dont je ne peux qu’être jaloux, semblent se perdre dans quelques pensées joyeuses, souriant derrière son Rhodes après quelques accords soigneusement joués. C’est cette énergie et cette ambiance profondément agréables qu’on envie à Pearl And The Oysters. Malgré la pluie, on ressort légèrement accompagné de jolies mélodies au rythme des gouttes.