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Taverne Tour à la Casa Del popolo : Epopée amoureuse avec N NAO

La casa Del Popolo décorée de charme  

Crédit : N NAO

Par : Bérénice Lemarié

En ce 14 février, on célèbrera l’amour dans l’intime salle de la Casa Del Popolo, laquelle accueille aujourd’hui une étape du Taverne Tour. Au programme Pastel Blank et Hélène Barbier, puis, N NAO

Pour d’abord se rencontrer, le groupe montréalais Pastel Blank se présente à nous ce soir avec une gaieté chaleureuse et une envie de se révéler.

Fortement teinté d’influences comme Talking heads ou Do Nothing plus récemment, leurs compositions légères et toute en finesses trouve aisément leur public sur une scène montréalaise. Angus Watt, le chanteur de la bande, gagne grâce à une performance très maîtrisée. 

Prendra la suite Hélène Barbier entourée de ses musiciens. Avec une proposition riche en expérimentation, l’interprète et sa troupe joue sur des dissonances pour faire naître une ambiance à part entière. Ce soir, la Casa est remplie. Le public découvre, et s’ouvre aux propositions de ces artistes. 

Crédit : N NAO – Facebook

Dans une lumière et une brume envoûtante, N NAO se présente à nous d’abord avec douceur et avec le titre Chateau d’eau. Sur scène, elle interprète avec passion son album Nouveau Langage, mêlée à son précédent projet L’eau et les rêves

Sa prestation, très soignée, est marquée par sa propre présence. Elle chante à la nature, au cœur et aux corps, aux âmes et aux esprits, thèmes qu’elle choisit d’aborder dans ses textes et qu’elle représente fièrement lors de ses prestations. 

N NAO se saisit aisément de la scène, elle semble déjà la connaître par cœur. L’interprète nous appelle à la suivre à travers une épopée, une faille temporelle dans laquelle elle se transforme.

Puissante, ses mots se fondent dans le ton de sa voix et aussi dans le chant de ses compositions, électroniques et brutes, qui s’enchaîne presque naturellement. 

Crédit : N NAO

 Au milieu de celles-ci, l’artiste éteint la lumière de la salle pour ne plus être éclairer que par une seule lampe, rivée sur elle.

Elle nous rejoint, s’installant au cœur de la foule, pour interpréter le titre Risque. Nous n’avons d’autres choix que de la suivre, car l’atmosphère créée est pesante et légère dans une même temporalité, on ne peut qu’admettre que ce soir, c’est elle qui mène la danse.

Il faut faire l’exercice de se laisser aller à son art, il est confiant et délicat, et surtout, finalement prêt à nous recevoir. 

Enfin, il fait chaud à la Casa ce soir-ci, et voilà que pour apaiser les cœurs et clôturer cette soirée, elle nous interprète son titre Fleuron en version acoustiques avec une de ses amies féeriques. 

Les pieds sur scène, N NAO offre une proposition dont il est difficile de passer à côté. C’est nouveau et c’est elle, enfin, c’est parfaitement juste. Teinté de flagrances oniriques, elle est dévouée à son public.

C’est la seconde fois que j’assistais à son concert et la foule est tout autant enchantée. Après cela, on a envie d’écrire un peu plus légèrement.

L’on se doit de saluer ses acolytes, Coralie Gauthier à la harpe et Charles Marsolais-Ricard aux électroniques. Aussi, on trouve aux lumières Flavie Lemée, qui aura parfaitement su donner aux mots de Naomie De Lorimier cette ambiance surnaturelle.

À ses côtés à chaque représentation, ils forment ensemble un collectif parfaitement complémentaire.

Dans le brouhaha nocturne et romantique de la soirée, N NAO se fraie un chemin et nous accorde sa tendresse, envoûtante, nous dessinant des contes et des rêves et nous offrant une autre réalité. La dernière fois qu’elle nous avait murmuré cela, c’était lors du festival M pour Montréal.

La magie se répète ainsi toujours, et alors nous serons là à la prochaine rencontre. Pour le Taverne Tour, c’est une soirée réussie, sous le goût d’arômes romanesques et poétiques.