L’effet rassembleur des balados

Par : Ariane Dostaler
Vendredi soir, direction le Club Soda de Montréal pour assister à l’enregistrement en direct d’un épisode du podcast Tout le monde s’haït, dans une édition spéciale Noël. Salle comble, ambiance fébrile, public clairement conquis d’avance : tous les ingrédients étaient réunis pour une soirée rassembleuse, portée par l’un des podcasts les plus écoutés et les plus influents au Québec.
Animé par Sam Cyr et Marylène Gendron, Tout le monde s’haït s’est imposé au fil des années comme un véritable pilier du paysage balado québécois. Le concept est simple, mais efficace : inviter des personnalités publiques à parler de ce qu’elles aiment le moins d’elles-mêmes : physiquement, émotionnellement, humainement. Une forme de vulnérabilité assumée, souvent traitée avec humour, qui explique sans doute l’attachement du public.
Assister à un podcast en direct : entre attente et réalité
Pour cette édition des Fêtes, les invités étaient les comédiens Pier-Luc Funk (pour une troisième présence au podcast) et Antoine Pilon. L’excitation était bien réelle à l’idée d’un spécial Noël, période fertile en anecdotes familiales, en malaises assumés et en confessions mi-tendres, mi-ironiques. Le décor était d’ailleurs au rendez-vous : une scénographie festive, un bol de questions préparées pour l’occasion, et une volonté affichée de célébrer la saison.
Pourtant, malgré ces éléments, l’esprit des Fêtes s’est fait discret. Les questions, qualifiées par les animateurs eux-mêmes de peu sophistiquées, ont parfois entraîné la discussion vers des hypothèses moins inspirées que prévu. On est passé à côté de ce qui rend Noël si universellement bavard : les traditions, les tensions familiales, les excès, la nostalgie. À la place, certaines conversations ont pris des détours plus anecdotiques, voire absurdes. En ce qui concerne les complexes des invités : discussions autour de la barbe, des complexes corporels et même des mamelons masculins. C’était léger et comique.
Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir, ou redécouvrir, le podcast, les épisodes sont disponibles sur les principales plateformes d’écoute. Cette soirée l’a confirmé : au Québec, les podcasts sont partout, et surtout, ils sont écoutés.


