Joe Dassin et Étenne Coppée, un mariage musical plus que parfait

Par : Myriam Bercier
« Est-ce qu’on peut penser à toutes les personnes qui ont attendu 40 minutes dans le froid? Ce spectacle est pour vous » lance Étienne Coppée d’entrée de jeu. En effet, son Show Dassin, présenté au Club Soda le 29 janvier, affichait complet et cela s’est fait ressentir entre autres sur le temps d’attente avant de pouvoir mettre le pied dans la salle de spectacle. D’ailleurs, soulignons le fait qu’Étienne Coppée a réussi à remplir le Club Soda avant même que l’album soit sorti.
Ses spectacles ont toujours une aura qu’on pourrait rapprocher d’une grande messe d’amour, où tout le monde est accepté tel qu’il veut dans un grand mouvement de bienveillance, de douceur et de gratitude. Ce spectacle n’a pas été différent. Dès la première chanson, Salut, la foule semble se transformer en musicien tellement elle chante et prend une place importante durant tout le spectacle.
Plusieurs se permettront de crier des phrases au musicien, parfois des « je t’aime », parfois des commentaires sur ce qu’il dit sur scène, comme cette personne qui criera que Ça va pas changer le monde est sa chanson préférée après que Coppée nous ait tous demandé de crier notre pièce préférée du répertoire de Dassin en même temps. Chaque commentaire est accueilli, et la répartie du gagnant des Francouvertes en 2021 brille, notamment lorsqu’il répondra « moi aussi je t’aime » à une spectatrice entre deux vers, avant de préciser : « mais pas juste toi, tout le monde ».
Étienne Coppée réussit tout de même un tour de maître avec ce spectacle et son album Un album hommage à Joe Dassin. Bien que les mélodies de l’artiste français soient imprégnées dans la culture populaire, l’auteur-compositeur-interpréte québécois et son groupe réussissent à leur donner une nouvelle saveur, une nouvelle vie. Par exemple, son interprétation de la pièce Salut est si sincère qu’on ne peut qu’en être bouleversés. Le mélange de sa voix avec celle de sa complice de toujours, Flavie Melançon, sur L’été indien donne l’impression de planer tant c’est vaporeux. Les Dalton est aussi un des moments forts du spectacle, alors qu’il incorpore une petite partie de sa chanson Écoute, un mélange qui, sur papier, semble plutôt impossible.
Bref, la musique d’Étienne Coppée, c’est comme une couverture chaude en hiver, une piscine fraîche en pleine canicule ou le son des feuilles sous nos pieds l’automne. C’est rafraîchissant, c’est réconfortant et ça fait du bien à l’âme, tout simplement. Un artiste à (re)découvrir, encore et toujours.

