Le grand Mayhem ball s’amène à Montréal!

Par : Serge Guay
Août 2008… la sphère musicale est frappée de plein fouet par une nouvelle artiste avec un impact immédiat avec les titres Just dance et Poker face. Depuis, de succès en succès, elle ne fait que surprendre par son audace et sa détermination. Elle touche à des styles variés, comme ses collaborations avec Tony Bennet, Beyoncé, Ariana Grande et Bruno Mars et des performances aux côtés de Metallica et Bad Bunny. De plus, elle laisse sa marque au cinéma dans les films A star is born, House of Gucci et Joker: Folie à deux.
C’est avec un sentiment très privilégié que Montréal reçoit Lady Gaga et sa tournée The Mayhem ball au Centre Bell pour trois soirées. Difficile de trouver les mots pour décrire l’immense fébrilité qui habite l’amphithéâtre. Une multitude de formes vestimentaires qui ont habité ses 18 années de carrière sont bien représentées par de nombreux(ses) fans qui se sont audacieusement investis pour cette soirée qui s’annonce des plus festives.
Sans surprise, l’anxiété atteint son point culminant quand l’amphithéâtre s’assombrit et laisse place à la magie… C’est sur une scène au décor gothique qu’entre Lady Gaga au sommet d’une titanesque robe avec la pièce Bloody Mary. Les dessous de cette robe dévoilent ses danseurs emprisonnés qui s’évadent un à un. Rapidement, elle enchaîne Abracadabra du dernier album Mayhem qui met en place une savante chorégraphie. Tous les spectateurs présents ont reçu un bracelet qui s’illumine en conjoncture avec la musique, l’effet est saisissant.
Le spectacle est divisé en quatre actes qui racontent le combat interne de deux des personnalités de Mme Gaga, soit l’angélique Lady in White contre la destructive Mistress of Mayhem. Le premier acte se termine avec la populaire Poker face.
Place au deuxième acte avec Perfect celebrity où dans un immense bac de sable Lady Gaga est entourée de squelettes qui s’animent pour la hanter. Autre point fort, la chanson Paparazzi, où la chanteuse, béquilles en mains, traîne une voile multicolore de sa robe qui s’étend tout au long de la scène qui l’amène au limite de l’amphithéâtre, tout à fait spectaculaire.

De la rassembleuse Love game à la chaleureuse Alejandro, le deuxième acte laisse place au troisième avec Killah où un gigantesque crâne est au centre d’une impressionnante chorégraphie. L’acte s’achemine en passant par LoveDrug jusqu’à son tout premier succès Just dance.
Dans le dernier acte, la chanson Shadow of a man est habilement fondue à Kill for love qui nous dirige à la délirante Born this way. Un volet douceur avec la magnifique Million reasons et la très attendue Shallow où sa puissante voix est accompagnée mot à mot par la foule. Lady Gaga vogue dans une lugubre embarcation jusqu’à l’extrémité de la scène au centre du public où elle s’installe alors seule au piano et entame le gros succès enregistré avec Bruno Mars, Die with a smile, hurlé à l’unisson par l’assistance.
Une Lady Gaga émotive nous touche profondément en étalant son histoire personnelle d’intimidation avec la prenante Hair. Sous un thème similaire est livrée Vanish into you. Le public explose pour Bad romance pour terminer le spectacle. En rappel, une célébration de cette mémorable soirée tirée de l’album Mayhem… How bad do u want me vient clore ce sublime spectacle.
Nous avons assisté à un spectacle époustouflant où chaque chanson est présentée comme une œuvre d’art. Une mise en scène impressionnante où chaque chorégraphie de plus d’une vingtaine de danseurs et danseuses, changements de costumes et de décors sont d’une précision désarmante. Des musiciens à la hauteur, des prises de vue de tous les angles même du plafond en plus de caméramans sur scène, le tout retransmis sur écran géant. Bref, le spectacle est une machine colossale et tout à fait phénoménale. Le Centre Bell regorge déjà de moments inoubliables, je parie que ces trois spectacles de la tournée The Mayhem ball s’ajouteront à cette liste. Chose certaine, le spectacle de ce soir nous a tous rendus… Gaga!

N’hésitez pas à consulter son site Internet.


