L’aura de mystère du musicien australien surprend et ravit!

Par : Sylvie Tardif
Nous étions au MTELUS hier soir, le 24 mai, pour entendre Chet Faker précédé du groupe Beacon, deux musiciens originaires de Brooklyn. Cette première partie de musique électronique était relativement calme et n’avait pas nécessairement pour but de « réchauffer » la salle. J’ai mieux compris pourquoi ce groupe avait été choisi pour assurer cette première partie du groupe australien Chet Faker lorsque ceux-ci sont entrés en scène.

Après la première partie, le noir s’est fait. Puis, des spots lumineux placés derrière le groupe s’allument un peu comme des lampes de jardin. L’arrière-scène offre également une source de lumière qui attire l’œil et laisse l’avant-scène en contre-jour. Les trois musiciens dont Chet Faker qui assurent voix, clavier, guitare, basse, batterie et saxophone sont plongés dans une semi-obscurité comme s’ils étaient des ombres chinoises. Les choix esthétiques de Chet Faker sont étonnants.

Il y a des musiciens qu’on qualifie de bêtes de scène, en constante relation avec leur public. Ici, c’est tout le contraire. Le show met en valeur la musique. Le musicien en est un véhicule tout simplement qui s’efface pour laisser place aux sonorités, aux rythmes, aux atmosphères. Chet Faker nous a très peu parlé. Sa présence est bien réelle, attirante même, mais elle demeure mystérieuse, tout en retenue.

Je ne connaissais par Chet Faker qui m’avait cependant attirée par la similarité de son nom avec celui de Chet Baker, musicien de jazz que j’adore. Chet Faker, de son vrai nom Nick Murphy, est également un fan de Chet Baker et sa musique électro en conserve une douceur, un élan. La voix de Nick Murphy est chaleureuse. Sa retenue n’est pas de la froideur ou du désintérêt pour le public, il s’agit plutôt d’une démarche artistique introspective. Chet Faker nous invite à le suivre dans la création d’une atmosphère, d’un moment musical.

Chet Faker nous a offert des pièces connues de ses fans dont No Diggity, I’m into you, 1000 ways. Ce n’était pas un spectacle pour des déhanchements endiablés, mais pour une écoute attentive. La plupart des spectateurs en étaient ravis en montrant leur enthousiasme, en réclamant des rappels qui ont été offerts par le groupe avec bonheur. J’ai même entendu des « We love you » criés du fond de la salle. Chet Faker a ses adeptes et c’est tant mieux.
Chet Faker est en tournée nord-américaine avec ce spectacle riche de ses textes, de sa musique et de son atmosphère intimiste. N’hésitez pas à suivre cet artiste, sa démarche artistique est intéressante. Chet Faker sera sur la côte-est américaine au cours des prochains jours.




















