Une soirée d’enchantement dans une bulle hors du temps

Par : Marie-Christine Jeanty
J’ai le privilège de connaître Dominique Fils-Aimé depuis l’enfance. C’est donc très émouvant pour moi de la voir année après année s’épanouir dans la carrière qu’elle a eu le courage de choisir après un passage à vide tel qu’elle l’a expliqué au public présent lors de ce premier d’une série de deux spectacles à la Place des Arts dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal 2026.
Sa musique m’accompagne beau temps comme mauvais temps. Je crois l’avoir vu en spectacle au moins à 5 reprises.
Chaque fois c’est comme si c’était la première. Sa musique m’inspire, nous inspire, elle nous apaise collectivement. Durant son spectacle, nous sommes dans une bulle hors du temps.

C’est donc cinq albums en huit ans que l’autrice-compositrice-interprète montréalaise a comme bagage. Justement, ces deux soirées à Montréal sont un arrêt, à la Maison comme elle le dit, dans le cadre de sa tournée nord-américaine et européenne. Cette tournée coïncide avec le lancement en février de son album My World Is the Sun.
« C’est mon cinquième album, et ma cinquième fois au Festival de jazz. Ils sont là depuis le début« , a souligné fièrement la chanteuse après les deux premières chansons.
Puis elle nous a invités à nous déposer cet espace où le temps se fige en communion avec la musique. C’est pourquoi dans ses spectacles, les moments d’applaudissements se font plus rare pour éviter que l’enchantement se brise.
Dès lors, elle nous dit bienvenue dans cette journée ensemble, dans le sens anglais Journey alors qu’elle entonne We Are Light, Sun Skin et Sun Rise, devant un éclairage j qui rappelait justement l’astre solaire. Béatrice la musicienne des lumières comme elle l’appelle, effectue un travail incroyable ajouter à cet effet créé par la musique.

Le concert se poursuit avec un alliage de chansons entrelacées les unes aux autres dans un habillage lumineux se transformant au fil du temps.
Parlons de sa voix tantôt soyeuse et nuancée, tantôt plus forte qui se marie à son élégante gestuelle. Il y a une telle chimie avec le groupe de musiciens de haut calibre : Hichem Khalfa à la trompette, David Osei-Afrifa au clavier, Étienne Miousse à la guitare, Harvey Bien-Aimée à la batterie, Danny Trudeau à la basse et Elli Miller Maboungou aux percussions

Sa musique ce soir là, nous a tantôt amenés dans des territoires plus intérieurs et d’autres fois des territoires beaucoup plus exaltés. L’ensemble dans une parfaite cohésion tout en créant parallèlement une certaine liberté. Avec Dominique Fils-Aimé, nous sommes en haute fréquence spirituelle et musicale. Celle-ci craint l’IA et nous aussi, mais en attendant que ces craintes exprimées au micro se concrétisent ou pas, nous avons apprécié en fin de soirée sa version très incarnée du classique de Francis Cabrel, Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai.
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Crédit Photo : Mattv.ca / Yagub Allahverdiyev
























