Une précieuse rencontre avec l’icône

Crédit photo : Kader Bouderbal / MattvPar : Serge Guay
Un des personnages des plus marquants de la scène musicale des années 80, Sting. Il fut l’âme du dominant groupe, The Police, jusqu’en 1984. Sans tarder, il entreprit une brillante carrière solo. Plus de cinquante années de carrière se sont passées et ce soir Sting s’installe pour quatre soirées à la chaleureuse salle de l’Espace St-Denis de Montréal. Pour cette tournée intitulée Sting 3.0 tour, comme aux beaux jours du groupe The Police, c’est en formule trio qu’il se présente. Il sera accompagné de son comparse de longue date, le guitariste Dominic Miller ainsi que du batteur Chris Maas, qui lui a déjà fait partie de Mumford & sons…bref une soirée aux plus hautes attentes.

C’est l’auteur compositeur interprète Chance Emerson qui aura le mandat de mettre la table pour M. Gordon Sumner (vrai nom de Sting). Seul avec sa guitare, il prend la scène avec délicatesse et d’une transperçante version de These days de Jackson Brown. Sa superbe voix et ses compositions Plant a forest, Honey ainsi que la douce The Raspberry men nous font naviguer jusqu’au temps de quitter la scène. Par sa courte et appréciée prestation, Chance Emerson aura su nous captiver et nous attirer à le suivre où il voulu bien nous amener…

Après une courte pause, qui a semblé interminable, Sting s’installe enfin sur scène et avant même la première note, le public était déjà conquis et debout. Immédiatement Sting et sa bande font exploser la salle avec la bombe Message in a bottle…sa voix, son enthousiasme, la qualité sonore; le tout est déconcertant. S’en suit If I ever lose my faith in you, la foule manifeste à chaque occasion qui lui est offerte. Comme un feu roulant, il enchaîne les succès Englishman in New York et Every little thing she does is magic. Cette proximité, qui permet un parfait contact entre Sting et son public est palpitante. On poursuit avec l’enivrante Field of gold, qui sous un éclairage aux fenêtres d’une cathédrale et les splendides sonorités de la guitare de Dominic Miller, en font un moment marquant du spectacle.

La pièce Never coming home libère de superbes envolées à la guitare, une percutante batterie et que dire de Sting accompagnée de sa plus vieille collaboratrice…sa vielle Fender Precision qu’il explore d’une main…ou plutôt de deux mains de maître. Est ensuite lancée Driven to tears suivie de la chanson country I’m so happy popularisée avec le défunt Toby Keith. Une version dénudée et hautement efficace de Wrapped around your finger, où la scène est habitée d’images de flammes de chandelles…superbe! La foule explose pour I can’t stand losing you. Comme une lourde tourmente nous est livrée Shape of my heart qui nous propulse ensuite à la rassembleuse So lonely, qui surexcite la foule. Suit la très exotique Desert rose qui s’enchaînera brillamment au succès Every breath you take.

En rappel, l’inévitable Roxanne ou Sting tient le public au creux de sa main et le manipule à sa guise. Pour clore le spectacle, Sting prend guitare et entame la sublime Fragile et quittera devant une foule ébahie et comblée.

Sting et ses acolytes nous ont reçus avec classe. Ils nous ont servi un délicieux festin de succès assaisonnés aux saveurs de jazz, pop, reggae, rock et flamenco. Si il y an encore quelques billets de disponible pour les soirées à venir…J’ai un petit conseil pour vous …COURREZ-Y!!!
Galerie photo par Kader Bouderbal
Crédit photos : Kader Bouderbal / Mattv
































