L’intemporalité de Paul Piché

Par : Mylène Groleau
La salle du Théâtre Jean-Duceppe était impatiente et frénétique afin d’accueillir chaleureusement l’artiste Paul Piché, figure emblématique de la francophonie, dans le cadre de son passage aux Francos de Montréal.
L’auteur-compositeur et interprète nous a livré une soirée intimiste et acoustique dans un décor où seule sa guitare et lui illuminaient cette proximité fortement appréciée. Seul sur scène nous a fait revisiter de grands succès rassembleurs qui n’ont, de toutes évidences, aucunement perdues de leur présence et prestance.
Devant un public conquis d’avance, les œuvres de Piché, déposées ici ce soir, ont fait résonner des tonnes de souvenirs d’une époque mythique pour toute une génération et de nouvelles avec ses chansons qui savent rester intemporelles et d’actualités.
Heureux comme un printemps

Impossible de ne pas bouger sur son siège dès les premières notes de J’appelle. Des paroles à peine murmurées du public. Des voix feutrées afin de ne pas perdre un seul éclat de voix de Paul Piché.
Tout au long de la soirée, l’auditoire n’a sans cesse fredonné toutes les paroles des chansons revisitant un répertoire de grands succès.
Enchaînant les succès et débutant par un titre dynamisant la salle : Y’a pas grand chose dans l’ciel à soir a donné le ton militant, patriotique, écologique et humain de la soirée. Suivi de ses grands succès : Un château de sable, Car je t’aime, Réjean Pesant, Arrêtez, Essaye donc pas, La guigue à Mitchounano et Heureux d’un printemps
Entrecoupés d’histoires, d’anecdotes et d’humour, Paul Piché a invité son public a vivre ses titres à l’aube des écrits, avant même qu’ils ne deviennent des chefs-d’œuvre de notre culture.
Un héritage en chansons

Dans une fausse sortie de faux rappels, Paul nous a offert Celui une pièce inspirée de la naissance de son fils. Considérant que la vie est parfois toute décidée d’avance, Celui est une ode à la vie en générale.
Puis est venu Mon Joe. Avec ses sonorités folkloriques qui la distinguent. Le public est en liesse, manifestant sa joie par des applaudissements chaleureux. Une invitation soutenue afin de nous revenir pour une petite dernière.
Une finalité enlevante et subjugante

Et puis, pour conclure ce moment précieux, L’escalier dans une formule A cappella. La salle est debout, accueillant cette chanson déposée telle une confidence. Raconter à mots feutrés. Offerte en héritage d’années de poésies militantes, de convictions, de solidarité, d’environnement, d’humanisme, d’amour et de camaraderies.
Un hymne salué avec intensité. Du grand Paul Piché. À hauteur d’homme !
Voici la galerie photos de Kader Bouderbal
Crédit photos : Kader Bouderbal / Mattv












