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Josman : des champs de Vierzon aux gradins pleins de la place Bell

Deux ans après le Belmont, « L’Occasion » de marquer le coup

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Par : Martin Postel-Vinay

C’est devant une Place Bell coupée en deux que le rappeur français Josman se produit ce samedi 14 mars. Deux ans se sont écoulés depuis son dernier passage au Québec, et l’accueil du public montre rapidement que l’attente était devenue trop longue.

Son fidèle acolyte et producteur Easy Dew prend place aux platines. À peine son célèbre tag « Easy Dew p******* » résonne dans la salle que la foule le reprend à l’unisson. Les lumières s’éteignent, les cris retentissent : le spectacle peut commencer.

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Josman apparaît sur scène vêtu comme s’il s’apprêtait à assister à un défilé de la Fashion Week. Fidèle à sa réputation, le rappeur originaire de Vierzon soigne autant son style que ses textes. Tout au long de la soirée, il alterne entre les classiques de son catalogue, comme High Life, qui font vibrer les fans de la première heure, et des morceaux plus récents comme DON PERIGNON CRYING, le morceau éponyme de son dernier album.

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Avec huit albums à son actif, dont trois certifiés platine et un disque d’or, l’artiste a largement de quoi composer une setlist solide. Et le public le lui rend bien : à chaque morceau, la foule reprend ses textes mot pour mot. Une communion qui semble même arracher quelques sourires au rappeur, lui qui affiche durant le reste du spectacle un air détaché, presque blasé. 

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Un spectacle assumé, presque trop facile pour cet artiste habitué aux grandes scènes des festivals européens. Cette facilité se fait parfois ressentir, et laisse malheureusement un gout amer derrière elle. Josman semble détaché, peu énergique, ce qui ralentit le rythme, fait baisser l’excitation et limite l’immersion dans ses chansons.

Une chose est sûre : après deux ans d’absence, les fans québécois n’étaient pas prêts de laisser passer son retour.

Merci Josman, et espérons ne pas devoir attendre encore deux ans avant ta prochaine visite.