Une musique salvatrice

Par: Sara Bouhenni
Ce mardi 25 mars 2025, la Place Bell était pleine à craquer pour accueillir l’artiste, Jelly Roll, de son vrai nom, Jason DeFord, dans le cadre de sa première tournée en sol canadien.
Le chanteur originaire de Nashville, Tennessee, est un adepte de musique hip-hop et country. C’est sa mère bien-aimée qui a initié le jeune Jason à la musique country des années 70, 80 et 90 après qu’il ait succombé aux charmes de la musique hip-hop grâce à l’influence de son frère.
En dépit d’un passé tumultueux en raison de nombreuses arrestations et de problèmes de toxicomanie, le chanteur se repent à la naissance de sa fille, laquelle devient sa plus grande motivation à rester loin des déboires judiciaires. Sa musique se veut une ode à l’espoir et à la guérison pour toutes les âmes écorchées par les conjonctures de la vie, menant des combats personnels tous aussi difficiles les uns que les autres.
Une ouverture de spectacle crépitante!

Le quarantenaire a déambulé dans l’amphithéâtre en s’imprégnant d’un bain de foule pour le plus grand plaisir de ses fans. Suivant une foulée d’accolades et de poignées de main sincères, Jelly entame son spectacle sur la 2e scène installée derrière le parterre de la Place Bell.
Sous un grondement d’applaudissements, le chanteur dédie sa chanson, Am Not Okay, aux âmes en peine. Le tout, merveilleusement bien interprété dans un cadrage de feu en forme de maison. On comprend vite l’allégorie pleine de sens!
Après quelques minutes cuisantes d’émotions, Jelly et ses compagnons se retrouvent sur la scène principale pour la suite du spectacle.
On y retrouve son band composé, entre autres, de talentueux choristes, batteurs, bassistes, et guitaristes. C’est sous les airs de Halfway To Hell qu’ils enjaillent les spectateurs sur une scène aux allures endiablées.
Ses homologues américains, les chanteurs, Savannah Dexter et Josh Ross, ont pour leur part assuré la première partie du spectacle avec brio.
Petit bougre attachant

L’artiste et père de famille comblé est d’un charisme incontestable! Il s’est confondu en excuses à deux reprises auprès de ses supporteurs. Les premières excuses ont été présentées pour le fait de ne pas être venu plus tôt en tournée à Montréal.
Ensuite, il s’est excusé de ne toujours pas avoir interprété de vieux hits en l’honneur de ses fans présents depuis le tout premier jour.
Après des éclats de rire et des acclamations qui fusaient de partout, Jelly et ses acolytes ont interprété la chanson Wild Ones, suivie d’un medley des chansons qui ont inspiré son style musical. On y a reconnu certains titres notoires dont ceux du regretté DMX, d’Eminem, OutKast et Mario. Quel délice!
Jelly Roll, portant adorablement bien ce petit surnom donné par sa mère à l’enfance, en a profité pour louanger les talents musicaux canadiens interprétant avec ses choristes quelques-uns des grands succès de Nickelback, Alanis Morissette, et Rascal Flatts avec le fameux titre, Life Is a Highway!
Une fin de spectacle digne du géant du country

Jelly Roll a signé des autographes, notamment sur des casquettes, et ce, en pleine prestation! Il a également mis en lumière l’une des ses admiratrices visiblement en rémission de cancer. Il lui a démontré tout l’amour et l’admiration qu’il avait pour elle, et pour tous les combattants, répétant à maintes reprises l’importance de croire en soi, en la rédemption, et de ne jamais baisser les bras. La complicité entre lui et ses supporteurs était palpable, et on comprend pourquoi!
Évidemment, la vedette américaine ne pouvait pas quitter les lieux sans interpréter Save Me. Cette fois-ci, la maison en feu sur la scène secondaire n’était plus incendiée grâce aux gicleurs à eau. C’est sous une neige de cendres que le chanteur a délecté la foule de sa voix rauque. Merci Jelly! Aux amateurs de country, ne manquez pas les prochaines dates de tournée du chanteur si vous ne voulez pas vivre éternellement avec ce regret!