Soirée tout à fait rock à la Place Bell

Par : Serge Guay
Hier soir, la Place Bell propose un menu trois services avec la tournée Like a rollin’ thunder. En entrée, le groupe montréalais The damn truth fraîchement débarqué d’une fructueuse tournée en Europe. En deuxième service, le groupe Big wreck originaire de Boston dont les membres du groupe, depuis plusieurs années, sont installés à Toronto et finalement comme plat principal, de Pennsylvanie, le groupe +Live+ qui avait connu son heure de gloire dans les années 90.

Sur le coup de 19 h se fait entendre la pièce psychédélique par excellence White rabbit de Jefferson Airplaine qui amène sur scène The damn truth qui livre immédiatement Be somebody, tiré de son plus récent album éponyme. La voix de la chanteuse Lee-la Baum cadre parfaitement avec cette ambiance psychédélique qui imprègne cette musique, elle n’est pas sans rappeler une certaine Janis Joplin! De la festive All night long en passant par la rassembleuse Tomorrow, The damn truth a tout ce qu’il faut pour s’installer dans le paysage musical international à suivre.

Au tour du groupe Big wreck de nous délivrer sa saveur musicale, et c’est avec son premier succès The OAF (my luck is wasted), issu de son premier album In the living memory of…, que les membres entrent en scène. Habilement menés par le guitariste et chanteur Ian Thornley, ils poursuivent avec Locomotive suivie par la très lourde Bombs away qui nous dévoile le talent de guitariste de M. Thornley… impressionnant et tout à fait sous-estimé! La délicieuse Albatross est parfaitement servie et fortement appréciée par la foule. C’est avec leur plus grand succès, That song, qu’ils quittent la scène sous de chaleureux applaudissements bien mérités. Habilement mené par sa puissante voix et son jeu de guitare exceptionnel, Ian Thorney et les membres de Big Wreck nous ont livré une solide performance qui n’aura laissé personne indifférent!

Après plus d’une vingtaine d’années d’absence, le groupe +Live+ s’installe enfin sur scène. Operation spirit, tirée de son premier album Mental jewelry, est lancée en ouverture, suivie par le succès Selling the drama. Rapidement, le charisme du chanteur Ed Kowalczyk se fait sentir. All over you entonnée simultanément par le public confirme la conquête de celui-ci. Avec l’envoutante The dolphin’s cry, +Live+ enlace la foule qui se laisse facilement charmer. Une nouvelle chanson avec un sympathique air country rock, Leave the radio, nous charme une fois de plus.

+Live+, qui avait déjà conquis son public, aura su garder ses meilleures cartes en fin de spectacle. Avec l’imposante Lakini’s juice à la partition de guitare tant tordue qu’entraînante, il sème l’hystérie dans la foule. S’ensuit en rappel Turn my head, I alone glorifiées encore par la foule. Pour clore, son succès planétaire qui a littéralement transpercé mondialement l’année 1994… Lighting crashes inévitablement chantée à l’unisson par cette foule comblée. Somme toute, une superbe sélection de rock à la carte qui aura su ravir les plus fins mélomanes sur place!


