Pleins feux sur l’oeuvre de Duke Ellington avec la cheffe invitée Marianne Trudel

Par : Marie-Christine Jeanty
C’est par une soirée typique de janvier à Montréal que je me suis dirigée en direction de la Cinquième salle de la Place des Arts après un événements dans le Quartier des spectacles pour la rentrée hivernale en arts visuels. J’étais donc dans un état prêt à accueillir ce que l’Orchestre Nationale de Jazz de Montréal avait à m’offrir. À l’instar de Kim Richardson, je croyais connaître le répertoire de Duke Ellington mais ce concert m’a renvoyé à la maison avec des devoirs. Une chance pour nous, l’orchestre était dirigé pour l’occasion par une véritable encyclopédie du jazz Marianne Trudel.
Marianne Trudel est une pianiste, compositrice, improvisatrice, cheffe et arrangeuse qui se démarque évidemment par son talent mais aussi son audace, sa passion et son authenticité. D’ailleurs, tout au long du concert, le public a été séduit justement par cette passion doublée d’authenticité qu’elle exalte pendant la présentation des pièces, pendant et après que celles-ci ont été jouées par l’ONJM.
Il s’agissait du premier concert en 2026 pour Kim Richardson après un arrêt en fin d’année où elle avait dû annuler et reporter une série de concerts. J’avais eu la chance de la voir juste avant avec son spectacle Mon Noël présenté à Montréal-Nord. Sa voix était parfaite pour ces œuvres interprétées jadis par la grande Ella Fitzgerald.

Le concert a débuté avec deux œuvres instrumentales Rocking in Rythm et Cotton tail. Les pièces présentées étaient principalement des œuvres de Duke Ellington mais également de son acolyte Billy Strayhorn. Le public a eu droit a des plus compositions plus connues tel qu’I am beginning to see the light, Caravan, Perdido, Take the A train et j’en passe et au pu découvrir d’autres pièces comme Moon Indigo, This strange feeling et Imagine my frustration en plus de compositions signées Strayhorn tel que A Flower is a lovesome thing ou Passion flower.
Il y avait une belle alternance de pièces qui swignaient davantage pour paraphraser Marianne Trudel et de magnifiques ballades tout en donnant quelques moments de pause à l’interprète à travers cet exigean répertoire. Les amateurs de jazz étaient servis par les solos et prouesses des musiciens hors pair de l’ONJM.
La geek de jazz en moi et le public présent aura donc été servi généreusement, en rappel, nous avons eu droit à bis d’Imagine my frustration. Une pièce où Kim Richardson semblait s’être particulièrement amusée. C’est une des choses qui ont rendu cette soirée si agréable ce plaisir qu’avait tout ce beau monde sur scène ainsi que bien sûr leur grand talent!
Crédit photos : Kader Bouderbal / Mattv

























