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Piaf et Aznavour, un amour éternel !

Chante-moi sur l’amour à la Saint-Valentin

Piaf et Azanavour Casino Montréal

Par Lucia Cassagnet

Cette fin de semaine, on célébrait l’amour. En l’honneur de la Saint-Valentin, le Cabaret du Casino de Montréal présentait le spectacle Piaf et Aznavour, un amour éternel !

C’est Stéphanie Bédard qui interprétait Édith Piaf et Richard Charest qui donnait vie à Charles Aznavour. Le spectacle s’est déroulé sous la direction du Maestro Stéphane Laforest, qui dirigait l’orchestre La Sinfonia de Lanaudière.

Les deux chanteurs de la soirée se sont partagé la scène en alternant leurs interprétations. Ainsi, l’audience, qui était remplie à craquer, avait un petit goût de chaque artiste en continu. Tel qu’expliqué par Richard Charest, Piaf et Aznavour sont un duo oui, de par leur importance sur la scène musicale française. Mais aussi, car les deux partagaient une connexion professionnelle et un respect envers la musique qui les a liés d’amitié.

Un Aznavour québécois digne de ce nom

Richard Charest a offert un Aznavour digne de ce nom. Il a su invoquer son énergie et les sonorités uniques de cet homme qu’il décrit comme le poète de amours contrariées. Enchaînant les classiques les plus connus, on retrouvait dans le répertoire « Les plaisirs démodés, » « Et pourtant » ou encore « Je m’voyais déjà. » Et aussi, puisque l’amour n’est pas que bonheur et coeurs roses, « Que c’est triste Venise » et « Mourir d’aimer » étaient au rendez-vous pour nous rappeler que parfois la vie n’est pas rose…

Lorsqu’on est jeune on pense que la vie entière qu’on a devant nous ne nous rattrapera jamais. Avec « Hier encore » c’est un peu ce sentiment qu’on essaye d’expliquer à travers une mélodie et des paroles rythmées.

Cherchant un peu l’Orientalisme typique français et cette fascination pour les autres cultures, on a été gâtés avec « Les Deux Guitares » et l’inoubliable « La bohème. » Ce n’est pas un concert d’Aznavour si La bohème n’est pas chantée !

Piaf, la reine de l’amour

Stéphanie Bédard, habillée d’une robe rosée – très thématique Saint-Valentin – a su offrir une Édith Piaf impeccable. Tout comme Charest, la chanteuse a su enchaîner les classiques d’une dame au son particulier qui a su marquer les oreilles de millions de personnes à travers les décennies. En gardant son essence personnelle, elle a quand même su délivrer une Piaf aux notes parfaites et éloquentes.

Parmi les oeuvres interprétées, on retrouvait « Sous le ciel de Paris, » « Mon manège à moi » et « Milord, » pour une petite chanson humoristique.

Lorsqu’on parle d’amour, on pense des fois à ces coups de foudre qui nous percutent. Quoi de pire que d’être submergé par ces émotions dans une foule qui nous pusse vers un inconnu qu’on finit par jamais connaître ? C’est un peu cette énigme amoureuse que Piaf raconte dans « La foule. »

Stéphanie Bédard en noir et blance
Crédit photo : Facebook Stéphanie Bédard

Tout comme La bohème, il y a toujours ces chansons qui surpassent les artistes et deviennent des éléments fondamentaux du répertoire. « La vie en rose » et « Rien de rien » sont exactement cela. Virtuellement toute la salle, en passant par les membres de l’auditoire jusqu’aux employés, connaissaient ces deux chansons.

C’est la fin de semaine de l’amour, et il fallait une performance en duo, évidemment. C’est rien de moins que « L’hymne à l’amour » d’Édith Piaf qui a été reprise par les deux chanteurs en complète harmonie pour conclure un spectacle digne de la date de Cupidon !

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