un magazine web axé sur la culture d’ici

PS Goner, temps calme au bar le ritz

Le songe éveillé

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Par : Marin Agnoux

La soirée est calme, le bar le Ritz se remplit de quelques personnes prenant le temps de s’installer confortablement devant une scène épurée sur laquelle on peut voir quelques lampes de chevet. L’ambiance est bien particulière, l’on n’entend presque pas un mot, silencieux, le public hypnagogique rêve debout.

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Après avoir quitté Mac Demarco en 2014, Peter Sagar s’était lancé dans une carrière solo sous le nom de HOMESHAKE, entre indie rock et lo-fi même ambient sur son dernier projet, on le connaissait pour ne jamais rester sur la même route. En parallèle et assez discret, Peter a lancé cette année un nouvel album « There’s an ATM inside » sous le nom PS Goner.

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

On se retrouve alors dans cette salle où l’on entendrait une mouche voler à regarder la scène patiemment. Peter arrive le pas doux, la scène tamisée, nous effleure quelques mots et laisse les synthétiseurs préenregistrés souffler le vent, la pluie et de longues notes envolées. Il ferme les yeux, attrape sa guitare et en dansant légèrement se met à chanter.

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Entre ambient et country PS Goner dépose une musique aux paysages routiers d’entre les montagnes et de petites villes mystérieuses, quelque part sûrement dans la vallée de Twin Peaks. Aux aspects parfois pop flottante et expérimentation électronique on retrouve les influences marquées d’artistes comme Julee Cruise, Radiohead ou encore Puma Blue.

Crédit Photo : Martin Postel-Vinay / Mattv

Sur scène il se déplace lentement, parfois en faisant les cents pas avec son micro, parfois pour aller jouer quelques touches de son clavier, les lampes s’allument et s’éteignent et on pourrait croire être dans son intimité la plus totale. Dans ce décor de maison de campagne Peter se dévoile timide, presque confidentiel sa musique s’évapore dans la brume artificielle de la salle et on se retrouve perdus dans le noir enveloppé par la couche de fumée et de son à espérer que lorsqu’elle disparaîtra l’on sera sur la route sans direction particulière.

Crédit photo : Martin Postel-Vinay / Mattv