Une avalanche de succès ensevelit le Centre Bell!

Par : Serge Guay
53 années se sont écoulées depuis que deux ex membres du groupe Santana, soit Neil Schon et Gregg Rolie, ont donné naissance au groupe Journey. Avec tous les changements de personnel, conflits internes et pauses; Neal Schon (unique membre original) a accompli une des plus belle histoire de résilience de l’histoire du rock. Il a fait survivre le groupe et a poursuivi cette belle histoire qui nous amène pour une dernière fois Journey à Montréal avec la tournée Final frontier.
L’histoire d’amour entre Montréal et Journey se traduit parfaitement par l’ambiance grandissante qui s’installe à l’arrivée de chacun des spectateurs dans l’amphithéâtre. Un gigantesque compte à rebours sur l’écran derrière la scène progresse graduellement jusqu’à la dernière minute où l’excitation monte d’un cran à chaque seconde qui s’écoule. Le décompte est à zéro, les lumières s’éteignent. Le paroxysme est atteint avec l’entrée en scène de Journey et la pièce Be good to yourself enchaînée de Stone in love. Le chanteur acrobatique Arnel Pineda, parcoure l’immense scène sur toute son étendue, établissant un solide contact avec la foule qui lui rend bien l’énergie.

Le claviériste, Jonathan Cain, y va avec effort louable en français pour présenter Just the same way, qu’il partagera vocalement avec le batteur Deen Castronovo. S’ensuit le superbe hommage à leur ville d’origine San Francisco avec Lights brillamment interprétée par Deen Castronovo. Place ensuite à la superbe Send her my love qui balance doucement la foule comme une voile qui dance au vent. Jonathan Cain, membre du groupe depuis 1980, y va d’un savant solo de piano qui mènera à la douce Who’s crying now. Journey est incontestablement le roi de la balade rock. À son tour, Neal Schon nous étale toute sa dextérité et maîtrise de sa guitare avec un enlevant solo qui nous projette sur Wheel in the sky, explosive de pyrotechnie sous les hurlements de la foule endoctrinée. L’exaltante Faithfully est entonnée par la foule sous une constellation lumineuse de cellulaires…Tout à fait splendide!

Avec Ask the lonely et I’ll be alright without you, les délicieuses mélodies à la guitare de M. Schon nous bercent jusqu’à la plus que chaleureuse Open arms, qui nous est livrée sur un décor médiéval enchanteur. Lovin’, Touchin’, Squeezin’ fait hurler les « na na nana na » au plaisir de la foule. C’est alors que Deen Castronovo nous martelle un dynamique de solo de batterie qui nous conduit jusqu’aux bombes Separate ways (Worlds apart), Any way you want it et l’hymne par excellence de Journey…Don’t stop believin’; évidemment chantée à l’unisson par le public tout entier qui termine le spectacle sous une immense explosion de confetti. Les 6 membres de Journey saluent Montréal pour une dernière fois, une image fixée dans le temps.

Ce soir Journey nous ont grand ouvert le livre de leur glorieux répertoire pour nous en extirper 27 de ses joyaux. Une inoubliable et historique soirée remplie de nostalgie et d’émotions qui restera toujours imprégnée dans la tête et le cœur de tous! En enlevant absolument rien à Arnel Pineda, par sa superbe voix, il rend avec passion la rigueur et l’émotion nécessaire aux chanson de Journey, mais une pensée est inévitable; si cet ultime visite à Montréal aurait pu être bonifié par la présence de Steve Perry, chanteur d’origine de tout ces succès, la magie déjà présente aurait pu s’écrire en lettres majuscules!


