Du jazz à l’électro, en passant par le folk et le rock, retour sur les lauréats du Premier Gala de l’ADISQ et rencontres avec les artistes qui font vibrer notre scène musicale.

Par Ariane Monzerolle
Avant-hier avait lieu le Premier Gala de l’ADISQ, qui met à l’honneur la musique québécoise de la dernière année. Diffusé sur les ondes de Télé-Québec, le gala se tenait au MTelus. Animée par nulle autre que Sarahmée, figure marquante du rap québécois des dernières années, la soirée a été portée par une animation sans flafla et joviale, qui a donné le ton à un gala qui passe bien rapidement.
Durant la soirée, nous avons eu droit à différentes performances, entre autres celle de Fredz, qui a interprété sa chanson Extraordinaire, suivie de Alicia Moffet, avec ses chansons Sans toi et Lay Your Light, puis du duo Cozyto et Rags, avec leur chanson Ta fête. C’est finalement Sarahmée qui a conclu le medley avec un extrait de Ratata. Un medley vibrant, qui représente quelques-unes des couleurs de la musique québécoise et qui ouvre ce gala mettant en lumière les albums qui composent notre quotidien.
Nous avons également eu droit à trois autres performances au cours de la soirée. D’abord, celle d’Alphonse Bisaillon, avec sa chanson L’avenir et moi, qui lui a valu le Prix collégial de la chanson de l’année. Une performance forte, qui nous plonge directement au cœur de son dernier album, plus introspectif. Puis, une dernière performance de Marie Céleste, avec leur chanson 2 Goéland, qui était d’ailleurs en nomination pour le Vidéo de l’année. Une chanson aux images fortes et abstraites, à la hauteur de leur art rock, une volonté d’expérimenter, de créer un univers, de sortir des structures classiques du rock et d’adopter une approche plus artistique ou conceptuelle de la matière musicale. Deux chansons coups de cœur de mon année que je vous invite fortement à découvrir. On a aussi eu droit à un dernier medley mélangeant des artistes autochtones et country. Puis finalement celle de Vulgaire Machins qui s’est ouvert sur une réflexions sur les impacts de la surconsommation.

Durant cette soirée, l’ADISQ a remis 24 Félix pour récompenser les albums parus au cours de la dernière année dans différentes catégories musicales, ainsi que quelques spectacles. Je n’ai pas pu m’entretenir avec la totalité des lauréats, mais j’ai tout de même réussi à en attraper une quinzaine. Voici mes entretiens :
Album de l’année, Musique électronique : Clé en Main par Qualité Motel

Q : On retrouve une belle énergie dans vos chansons. Il y a un côté très absurde, très drôle. Est-ce qu’avec cet album-là, vous avez continué dans cette même énergie ou vous vouliez aller vers autre chose ?
R : On essaie de faire de Qualité Motel un autre projet parallèle de Valaire. On essaie toujours de faire l’album le plus spontané, dans une démarche sans trop y penser. On a un désir que ce soit up-tempo, que ce soit rapide, que ce soit dansant, parce que c’est ça, la fondation du projet. Puis, après ça, on invite plein d’amis artistes à coller leur voix, parce que trop peu d’artistes chantent sur ce genre de musique-là.
Q : Avec cet album-là, qu’est-ce que vous voulez que les personnes retiennent comme émotion, comme ressenti ?
R : Une ambiance correcte.
Q : Ça veut dire quoi, une ambiance correcte ?
R : Ben, c’est tout inclus, clé en main. Quand il y a tout ce qui est beau, qu’il ne manque rien, l’ambiance est correcte.
Meilleur spectacle de l’année : No I’m Not Crying par Alicia Moffet

Q : Quelle était la direction artistique que tu avais pour ce spectacle ?
R : Je voulais que ça représente un peu la personne que je suis. Donc, je suis une personne qui a vraiment des polarités. Je suis très <<outgoing>>, mais je suis aussi très sérieuse, très émotive, maternelle. Ces réalités-là cohabitent drôlement en moi et je voulais les démontrer dans mon spectacle. Il y a de grosses montagnes dans ce spectacle : on est content, on braille, on rit.
Q : Et comment tu as trouvé qu’il a évolué à travers le temps ?
R : C’est vraiment un reflet de la confiance que j’ai acquise. Avant, je m’assumais moins et maintenant, je m’assume plus. J’ai plus confiance en mon art, confiance en moi. Comme l’artiste que je suis, franchement ! Puis la scène, c’est la place que j’aime le plus au monde.
Q : Et ça se sent dans ta musique. Tu as gagné de la maturité et une profondeur qui donnent vraiment un son plus adulte.
R : Ben, j’ai commencé quand j’étais jeune aussi. Je pense que les années m’ont servi. La sagesse, que veux-tu…
Album de l’année, Jazz : My World Is the Sun par Dominique Fils-Aimé

Q : Donc, tu as gagné l’Album jazz de l’année. Comment tu te sens face à ce prix, face à cette récompense ? C’est la troisième fois, d’ailleurs.
R : J’ai toujours senti la même chose : beaucoup de gratitude pour mon équipe. C’est l’équipe, les gens. Je me sens extrêmement privilégiée d’être encouragée à faire ce que je veux, parce que le jazz, c’est la liberté.
Q : Quelle est l’ambiance, justement, de ton dernier album ? Que voulais-tu que le public retienne de son écoute ?
R : C’est un album qui est fait pour accompagner les gens à travers une journée. C’est la quête de liberté, mais aussi le début. La première chanson, c’est une chanson méditative, la dernière aussi. J’avais envie d’accompagner les gens dans un chemin où il y avait plus d’espace pour être en paix, pour se poser. Parce qu’il y a beaucoup de bruit, beaucoup de chaos.
Q : Donc, la meilleure manière de l’écouter, c’est : le matin, je me lève, je mets la première chanson, après je pars dans le métro, je mets une deuxième chanson, etc.
R : Oui, tu peux l’écouter toute la journée, quand tu as envie de musique. Et surtout, la fin : couché dans ton lit, tu mets la dernière chanson, c’est neuf minutes super soft.
Q : Je trouve ça intéressant, les longues chansons. C’est quelque chose qu’on fait plus en jazz ou en musique instrumentale. Je trouve que, créativement, ça doit être plus intéressant.
R : Le défi, c’est surtout de laisser la chanson durer le temps qu’elle a envie de durer, plutôt que de décider toi-même ce que va être la chanson. De laisser la chanson se dévoiler par elle-même. Puis elle dure le temps qu’elle dure.
Album de l’année, Musique classique : Berlioz : Le Carnaval romain – Symphonie fantastique par Orchestre symphonique de Montréal
Avec Léo Mondore, relationniste de l’OSM, et Charles Benayora, deuxième trombone de l’OSM.

Q : C’est super intéressant dans un orchestre : il y a plusieurs personnes. Ce n’est pas juste Rafael Payare, c’est aussi toute l’équipe d’organisation derrière, mais aussi tous les musicien.ne.s qui sont sur scène et qui réussissent à créer un univers musical qui nous enveloppe et nous amène dans d’autres univers. Donc, qu’est-ce que ça fait, ce soir, en tant que membre de l’orchestre, d’accepter cette récompense au nom de tous ceux et celles qui en font partie ?
R : Ça me fait vraiment plaisir. La qualité de mes collègues, qui sont vraiment exceptionnels, m’inspire et, ensemble, nous pousse à nous dépasser.
Q : Puis Berlioz est quand même un compositeur bien connu. Comment, en tant qu’orchestre, ça a été difficile de vous l’approprier ?
R : Berlioz fait partie de l’ADN de l’OSM depuis très longtemps. Les nouveaux défis, c’était de l’adapter au son de tous les nouveaux membres de l’orchestre et de construire sur la fondation qui a été créée dans les dernières décennies. Puis d’ajouter quelque chose de personnel. La Symphonie fantastique de Berlioz est vraiment significative pour l’OSM. Puis, avec l’avènement des CD, c’est vraiment ce qui a fait notre renommée. Plein de monde partout à travers la planète connaissent l’OSM grâce à cet album-là. Je pense que c’était cette espèce de vent de fraîcheur, là, d’avoir les nouveaux musiciens et d’avoir Rafael Payare qui se réapproprie cet album-là. C’est quelque chose qui nous rend vraiment fiers.
Album de l’année, Adulte contemporain : Triste Animal par Lou-Adriane Cassidy

Q : Triste Animal est un album qui est sorti un peu comme par surprise. Qu’est-ce que ça fait de te voir de nouveau récompensée pour cet album, qui a suivi Journal d’un Loup-Garou, un album qui a été énormément récompensé ?
R : C’est fou, mais je pense que j’ai jamais voulu faire une deuxième partie à l’album Journal d’un Loup-Garou. Je pense que le fait de sortir Triste Animal, c’est un peu à l’antithèse de ce que Journal d’un Loup-Garou était. Pis ça me touche, oui, ça me touche beaucoup. Pour moi, Triste Animal, c’est l’album de la communion, l’album de la communauté, de juste faire de la musique à sa plus simple expression. Moi, ça a été vraiment un moment libérateur puis réparateur, vraiment. Je viens donc avec aucune attente que ce soit la même chose que pour Journal d’un Loup-Garou.
Q : J’ai aussi l’impression que c’est un album qui est beaucoup plus vulnérable ?
R : Oui, vulnérable, même dans la façon d’enregistrer. Ça s’est fait rapidement, en quatre jours. Puis l’enregistrement et l’écriture se sont aussi faits très rapidement. C’est vraiment un geste, c’est un album. Ça me touche de vivre ça, ça me touche qu’il reçoive lui aussi un peu d’amour. Je me sens très privilégiée.
Album de l’année, Bilingues et autres langues : Passages par Arielle Soucy
Q : Je trouve ça intéressant de voir, justement, des artistes qui s’immergent dans les deux langues pour créer. Comment ça se passe ? Écris-tu dans ces deux langues-là ? Est-ce que c’est intuitif ou c’est un choix ?
R : C’est super intuitif. J’écris dans mon journal intime en anglais. Je trouve aussi que c’est un plaisir. Les deux langues ont chacune leurs particularités. C’est deux univers que j’ai du fun à explorer.
Q : Pour ton premier album, tu mélangeais des théories plus classiques avec des inspirations poétiques pour ton écriture et ta composition. Pourquoi ?
R : C’est comme ça que je fonctionne dans la création. J’aime regarder ce qu’il y a autour de moi puis choisir ce qui me parle. Puis, j’ai pas besoin de trop intellectualiser, ça me parle tout simplement. C’est comme coller plein d’affaires ensemble : « OK, c’est quoi que ça va faire ? »
Album de l’année, Alternatif : Alouette ! par Les Louanges & Vidéo de l’année : Je confirme ma présence par Les Louanges

Q : Alouette ! a gagné l’Album alternatif de l’année. Qu’est-ce que ça te fait d’avoir gagné ce prix-là ? Pensais-tu que ton album allait avoir un aussi gros impact sur les gens autour de toi, sur le Québec en général ?
R : Non, mais ça serait <<fake>> de dire que j’espérais pas quelque chose à chaque fois. Qui ne travaille pas sur un album et n’espère pas qu’il soit écouté ? Mais l’ampleur que ça a prise m’a complètement surpris.
Q : C’est très différent de ce qu’on connaissait de ton style musical. Avais-tu réfléchi à cette continuité ?
R : Je pense que j’étais plus clair dans mon message avec cet album. Je pense qu’il y a toujours eu un côté à l’ouest dans tous les albums. Mais avec le temps, la plume s’affine. Avec cet album-là, j’ai vraiment voulu parler aux gens plutôt que de leur parler de moi.
Q : Je trouve que tu as fait les deux. Tu me semblais avoir réussi à parler de toi à travers ça aussi, non ?
R : En fait, c’est ça que j’aime. Je pense que c’est la ligne sur laquelle on danse. Je ne peux pas me tromper si je parle de ma propre expérience quand je parle de certaines choses.
Q : Une dernière petite question en lien avec le prix Vidéo de l’année que tu viens de remporter. C’est un médium qui m’intéresse beaucoup, dans lequel il y a comme une recrudescence, en partie à cause des réseaux sociaux. Pourquoi c’est important
R : Je pense que j’ai fait une douzaine de clips et je veux jamais savoir c’est quoi le budget total de toute ma vie que j’ai mis sur les vidéoclips. Mais c’est ça, parce que ça coûte tellement cher. Puis, le clip pour la chanson Je confirme ma présence, c’est celui qu’on a fait avec le plus petit budget, un peu sur un coup de tête. Puis, il est simple. Mais je pense que c’est sa force.
Album de l’année, Folk : Les amours de seconde main par JF Pauzé

Q : À quel moment tu as senti que ton album avait vraiment pris forme dans sa création ?
R : Quand j’ai commencé à avoir sept ou huit chansons, je me suis dit : « Je m’approche d’un album, là. »
Q: Après, ben, après ce qui s’est passé, c’est normal. Je sais rien faire d’autre dans la vie que de créer des chansons. Donc, je me suis dit : « Je vais essayer d’écrire pour moi. »
Q : Puis, pour toi, qu’est-ce que ça veut dire, cet album ?
R : C’est l’album avec une espèce de résilience. Après les trois années difficiles qui ont suivi la fin des Cowboys. C’est un peu une renaissance, donc c’est ça. Ça a été un long parcours.
Album de l’année, Pop : Volume nV par Bleu Jean Bleu

Q : Volume nV est légèrement différent de vos derniers albums. Peut-être qu’il y a un peu plus de poésie ou que la poésie est plus apparente dans les paroles. Comment vous expliquez ce virage ?
R : Je pense que c’est l’âge. Ça me fait écrire différemment puis ça paraît dans les chansons. Ça va continuer d’évoluer.
Q : Puis, d’où vient ce brin de folie qu’on retrouve tout le temps dans vos chansons ?
R : En fait, s’il y a un texte, à un moment donné, qui est trop straight, il va falloir aller modifier des trucs, il va falloir aller trouver quelque chose, une façon de rendre la chanson avec un petit sourire en coin. Sinon, ça ne serait pas du Bleu Jeans Bleu. En fait, il y a un effort pour garder ce petit edge-là. C’est conscient dans chacune des chansons. C’est conscient, c’est le point de départ, mais le maintenir dans les chansons, c’est vraiment important pour moi.
Album de l’année, Rock : Volume II par Angine de Poitrine
Avec Sébastien Collins, gérant du groupe.

Q : La première fois que j’ai vu Angine de Poitrine, j’étais au FME, il y a quatre ou cinq ans, quand ils ont fait un petit show dans un bar perdu, à minuit le soir. Et je dois avouer qu’à ce moment-là, je ne pensais pas que ce groupe allait prendre autant d’envergure qu’il en prend maintenant. Je pense que c’est une surprise pour tout le monde. Qu’est-ce qui attend Angine de Poitrine pour la suite ?
R : Définitivement, deux mois, presque trois mois de retraite à la maison. L’hiver québécois, ils veulent le vivre à la maison, tranquilles, faire de la création. Après, 2027 va être un peu moins chargé que 2026 parce qu’il n’y aura pas l’effet de surprise. Mais ça va être très chargé en termes de faire le tour du monde, de faire de très gros spectacles. Et il y a des annonces de festivals incroyables qui s’en viennent.
Q : Puis, comment on fait pour garder le charme d’Angine de Poitrine, qui a fait des petits bars partout au Québec, mais aussi le Festival de jazz devant presque 100 000 personnes ?
R : C’est une bonne question. Je pense que l’art doit être la priorité, que la musique prime. Pour eux, c’est tellement important, leur performance musicale, dans des contextes extrêmement difficiles. C’est de la musique super complexe, ils ne voient rien, ils ont chaud. Pis ça, on garde ça, peu importe.
Album de l’année, Musique Instrumentale : Volume III par Flore Laurentienne

Q : Volume III est encore une fois un album qui est magnifique. Ce que j’aime dans ta musique, c’est un peu ce caractère désinvolte, cette façon d’abandonner les codes de la musique classique et ceux de la musique instrumentale contemporaine. Surtout avec ta dernière pièce, qui inclut des bruits d’un quotidien mouvementé. Qu’est-ce qui était important pour toi dans la création de cet album-là ? Est-ce que c’était justement de t’éloigner un peu plus de ces lignes très épurées, très calmes, très naturelles qui évoquent tes mélodies ?
R : J’aime beaucoup le mélange des timbres. J’aime vraiment beaucoup créer de nouvelles sonorités, puis des juxtapositions qu’on entend assez rarement, comme de la harpe, des synthétiseurs et de la batterie.
Q : Oui, parce que tu as ajouté ces instruments-là dans ton orchestre maison ?
R : Puis, j’essaie toujours, à chaque album, de mettre en valeur un instrument. Avec Volume II, c’était les clarinettes. Avec Volume III, c’est les harpes. Puis, l’introduction sur la dernière pièce, c’est les batteries. Donc, ce qui m’intéresse, c’est vraiment le mélange entre les instruments. J’aime prendre le temps.
Q : Tes chansons permettent vraiment de développer une ambiance, une atmosphère. Est-ce que c’est important pour toi ?
R : J’aime la grandeur, en fait. Ces montées-là sont inspirées de quand tu regardes le fleuve. L’immensité que ça fait, ou la descente d’une montagne, puis que tu regardes en bas et tu vois la majesté de ces paysages. Ce que j’entends, c’est ces climax qui te font vivre cette émotion-là et ce feeling-là d’être devant quelque chose de plus grand que soi.

La musique québécoise est belle, riche et variée. Année après année, les galas de l’ADISQ arrivent à la mettre à l’honneur et à célébrer toute la diversité de notre scène musicale.
Voici la liste détaillée des lauréats de la soirée.
Album de l’année, Pop : Volume nV par Bleu Jean Bleu
Album de l’année, Folk : Les amours de seconde main par JF Pauzé
Album de l’année, Musique Instrumentale : Volume III par Flore Laurentienne
Album de l’année, Adulte Contemporain : Triste Animal par Lou – Adriane Cassidy
Album de l’année, Anglophone : Let It Hiss par The Barr Brothers
Album de l’année, Rap : Douze sur Douze par Loud
Album de l’année, Bilingues et autres langues : Passages par Arielle Soucy
Album de l’année, Musique électronique : Clé en Main par Qualité motel
Spectacle de l’année, anglophone : No i’m not crying par Alicia Moffet
Album ou dvd jeunesse de l’année : Ari Cui Cui et les jeux d’rôles – Les contes classiques en musique par Ari Cui Cui
Album de l’année, Jazz : My World Is The Sun par Dominique Fils-Aimé
Spectacle de l’année – Réinterprétations/Variétés/Comédies musicales : Peter Pan
Album de l’année, Traditionnel : Voisinages par Le Vent du Nord
Spectacle de l’année, Humour : Une année en un an par Pierre – Yves Roy Desmarais
Album de l’année, Langue Autochtones : Inuit Legend par Beatrice Deer
Album de l’année, Classique : Berlioz:Le carnaval Romain – Symphonie Fantastiques par l’Orchestre symphonique de Montréal
Album de l’année, Musique Globale : Makaya par Wesli
Album de l’année, Réinterprétation : Reprises par Beyries
Album de l’année, Alternatif : Alouette! par Les Louanges
Album de l’année, R&B & Soul : Softboy Actif 2 par Blynk
Album de l’année, Country : Un dernier Je t’aime par Paul Daraîche
Album de l’année, Rock : Volume II par Angine de Poitrine
Album de l’année, Choix de la Critique : Volume II par Angine de Poitrine
Vidéo de l’année – Je confirme ma Présence – Les Louanges
Prix Collégial de la chanson de l’année : L’avenir et moi par Alphonse Bisaillon
Première Nomination Adisq : Angine de Poitrine
Pour écouter ou réécouter le gala, rendez-vous sur Télé-Québec. Et ne manquez pas la couverture du Gala de l’ADISQ de dimanche prochain par mes collègues Marie-Ève Archambault et Ariane Dostaler.


