- 12 ans d’absence pour The Fray à Montréal

Imaginez. Vous aimez un groupe éperdument et celui-ci revient dans la métropole seulement 12 ans plus tard! C’est exactement ce qui s’est produit avec The Fray, qui remettait enfin les pieds au MTELUS (autrefois connu sous le nom de Métropolis) là même où le groupe s’était produit le 29 juillet 2014. Une longue attente qui semblait interminable pour plusieurs admirateurs québécois.
Certes, les plus fidèles avaient eu droit à une rare apparition du groupe au Festivoix l’an dernier, mais la météo capricieuse avait quelque peu volé la vedette. Cette fois, tous les éléments étaient réunis pour offrir au public montréalais la soirée qu’il espérait depuis plus d’une décennie.
De passage pour présenter leur nouvel album A Light That Waits, les musiciens originaires de Denver, au Colorado, ont proposé de nouvelles chansons fidèles à l’essence même de leur identité musicale : un rock alternatif mélodique, chargé d’émotions et porté par une ambiance presque cinématographique. Une signature sonore qui a toujours distingué The Fray et qui traverse encore magnifiquement le temps.
Mais au-delà des nouveautés, c’est surtout l’ambiance de la salle qui a marqué les esprits. Dès les premières notes de You Found Me, Never Say Never et l’incontournable How to Save a Life, la foule s’est mise à chanter à tue-tête. Les voix du public résonnaient tellement fort qu’elles accompagnaient parfois le groupe presque autant que les instruments eux-mêmes. Rarement voit-on une salle aussi investie émotionnellement du début à la fin.
Joe King était prêt pour cette tournée qui a débuté justement la veille. Le chanteur débordait d’énergie. Dynamique, souriant et visiblement heureux d’être à Montréal, il a multiplié les interactions avec le public tout au long de la soirée. L’un des moments les plus marquants demeure sans aucun doute lorsqu’il est descendu dans la foule, provoquant une véritable hystérie collective. Pendant quelques minutes, presque toute la salle a pu l’apercevoir de près, créant un moment de proximité particulièrement mémorable. Ces moments précieux lui ont été rendus à la fin alors que la foule s’est déchaînée demandant encore plus de chansons. La réaction a été si forte que le chanteur n’a pas su camoufler son émotion, essuyant les larmes qui coulaient.
Je n’avais pas réécouté The Fray depuis le changement de chanteur et, honnêtement, l’énergie du groupe demeure intacte. On oublie rapidement l’ancien Isaac Slade tant la transition semble naturelle sur scène. Ce concert m’a rappelé de précieux souvenirs, mais surtout, il m’a redonné envie de replonger dans leur discographie. Parce qu’au final, The Fray fait toujours ce qu’il a toujours fait de mieux : créer une musique sincère, émotive et profondément intemporelle.


