Une soirée où la magie s’invite

Pourquoi retourner voir Patrick Watson en spectacle, par une si grande chaleur, dans une marée humaine aussi importante que celle attendue par le Festival International de Jazz de Montréal? Plusieurs raisons expliquent cette irrépressible envie. Oui bien sûr, son talent plus grand que nature, mais plus encore.
Musique pour l’âme

Watson est comme un endroit toujours en mouvance, en évolution. Un lieu qu’il fait bon visiter encore et encore. Un espace composé d’authenticité et de chansons s’adressant directement à l’âme. Une musique hors de l’espace temps, qui nous transporte vers un sentiment de plénitude, qui pousse à la reconnection à soi.

C’est d’ailleurs devant une foule attentive que Watson a fait son entrée sur scène, en compagnie de choristes aux atours ornés de petites lumières. Dès les premières notes de Gordon in the Willows, on sentait la magie opérer. Une magie en crescendo tout au long du spectacle, qui naît au contact de l’artiste et de son public, aussi silencieux qu’à la messe du dimanche.

De surprise en surprise
Interprétant quelques chansons de son dernier album, Uh Oh, l’auteur-compositeur-interprète a ravi le public grâce à la présence d’invitées de renoms. La grande Martha Wainwright, guitare à la main, l’accompagnait à l’interprétation de leur chanson House on fire. Un moment de pure cohésion.

Cette complicité s’est aussi manifestée avec November Ultra, Solann et Klô Pelgag, Sans oublier bien sûr, sa partenaire musicale de longue date, La Force, qui accompagne Watson depuis des années, tout comme Mishka Stein, à ses côtés depuis 26 ans et Olivier Fairfield, arrivé plus récemment, mais dotée d’une expérience notable.

Une structure à la fois trampoline et escalier trônait en plein centre de la place des festivals, celle de Yoann Bourgeois, acrobate trampoliniste. Sa prestation durant la pièce Here comes the river, illustratrait les paroles et la mélodie à la perfection. Autre moment inattendu, la chanson Hey, that’s no way to say goodbye de Leonard Cohen, à laquelle s’est ajouté les incomparables The Barr Brothers.

Conclusion en confettis
En conclusion de cette performance inoubliable, la toute dernière pièce : We fly for the ones we love, composée à la mémoire de son frère Kris. Une chanson émouvante avec laquelle, encore une fois. Patrick Watson interpelle le meilleur de chaque personne qui l’écoute. Tu as raison Patrick, c’est avec l’amour que l’on guérira le monde.

Pour vous laisser bercer et vivre une expérience unique, sachez que Patrick Watson figure sur la programmation du Festival d’Été de Québec, avant de s’envoler pour l’Europe. S’il reste des billets, n’hésitez plus!

Consultez la galerie de photos prises par notre photographe Yagub Allahverdiyev :
Crédit photo : Yagub Allahverdiyev/ Mattv.ca




























