Le Ministère emporté par Lowertown

Par : Bérénice Lemarié
Ce samedi soir, la salle quelque peu secrète du Ministère a accueilli le groupe Lowertown, accompagne de Villagerrr et Green Eyes, Witch Hands. Dans une ambiance aussi mélodique que punk, avec une large variété de sonorités, on a découvert trois jeunes groupes dont la volonté de performer ne dément pas.
Green Witch, Witch Hand a ouvert la soirée dans un genre de midwest emo, avec la voie du batteur au centre. En jouant légèrement et agréablement avec de l’autotune, celui-ci allie chant et batterie au sein d’une collectif avec une jolie sincérité. Pour une première fois à Montréal, le groupe a pu rencontré un public chaleureux, leur réservant un bel accueil.

C’est ensuite le collectif Villagerrr qui a pris la place. À 6 sur scène, ils jouent d’un naturel émoi et transmettent une énergie presque rêveuse avec des notes de guitare et de clavier mélancolique. C’est une jeune équipe qui montre déjà une certaine maturité dans leur composition, et qui rappellent des groupes comme Sorry.
Leur apparition ce soir est aussi l’occasion pour eux de nous jouer certains de leurs nouveaux morceaux. Avec leur album Carousel qui sortira le 28 mai 2026, le groupe s’installe petit à petit dans l’esprit des fan, avec une performance dont on retire beaucoup de bien.
Enfin, Lowertown monte sur scène. Le duo s’accompagne de batteur et bassiste, mais également d’une grande figurine de canard, à l’image du titre de leur nouvel album Ugly Ducking Union. Oscillant entre le bedroom punk, quelques touches de midwest emo puis de l’indie folk, le groupe offre une expérience immersive pensée autour des émotions.
La chanteuse, Olivia Osby, a une force remarquable. Elle entraine le public avec une facilité déroutante dans des danses et des mosh pit, dans lesquels elles se retrouvent également. Du point de vue du public, on perçoit son amour de la scène et de la musique, dans laquelle elle semble se laisser vivre avec sincérité.
Son acolyte, Avsha Weinberg, joue aussi son rôle avec une frénésie dans laquelle il se laisse emporter. Doté d’une voix grave et charismatique, il partage parfois le micro avec sa partenaire, et joue de sa personnalité forte devant la foule.
Il va sans dire que la foule reçoit vivement cette énergie brute et chaotique. On ressent l’influence de contre-culture et de la culture DIY (Do-It-Yourself), très empreinte à leur ville de formation, Atlanta. C’est un show punk, avec des chansons courtes, et des personnages aux allures de ceux de Tim Burton.
Après cette performance, on attend avec impatience Ugly Ducking Union pour le 21 mai 2026, et on a hâte d’entendre à nouveau les titres Big Thumbs ou I like you a lot.


