Les idées ne sont pas encore mortes

Par : Marin Agnoux
Dur de dire combien de personnes étaient présentes ce soir pour la première des deux dates de Rise Against à L’Olympia de Montréal. Quoi qu’il en soit, la salle était pleine. Les murs brûlent par l’impatience de la foule, et on attend, autour de quelques discussions qui s’échappent dans l’air, nos invités de ce soir. La batterie offensive émerge de la scène et le groupe se dévoile. À l’arrière de la salle on aperçoit dès lors le public se déchaîner et d’autres encore se précipiter pour les rejoindre à l’avant.

Rise Against enchaîne morceau après morceau qui, pour la plupart ici, font acte de résistance. Chaque accord, chaque saturation et cri du chanteur résonne en hymne suivi par la foule à l’unisson. Venant de la scène Hardcore et Punk Rock de Chicago, tout ça n’est pas anodin. Le micro tourne en lasso, la politique se chante au mégaphone, le punk perdure bien à sa manière même au travers d’autres influences.
Ils nous rappellent d’ailleurs pendant une brève anecdote leur premier concert à Montréal, en première partie de Bad Religion en 2004 : « C’était le soir de l’élection de George Bush, et Bad Religion nous avait dit que ce serait “The Death of Idea” (La mort des idées), aujourd’hui presque 20 ans plus tard on a encore plus régressé ». Fidèle à leurs engagements, Rise Against ne se lésine pas sur les mots et continue à partager leur pensée avec le public, sans grand discours ni prétentions, les messages sont simples, pas d’élitisme intellectuel, il faut être clair, net et précis.

C’est sûrement en militant avec simplicité que l’on rejoindra le plus de monde. Lors de I Don’t Want To Be Here Anymore, le groupe nous explique leur sentiment en tant qu’Américains en 2026, leur version de American Idiot. Quand bien même certains pourraient en dire le contraire, tout comme Green Day, The Offspring et bien d’autres du Punk Rock de ces années-là, Rise Against n’ont rien à envier aux stars de la pop. Les surfs de foule foisonnent tout comme les pogos et la salle ne cesse d’en demander plus. De morceaux récents à nos airs d’enfance préférés, auront comblé l’Olympia.
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