Retour des années 70 au MTELUS

Par : Bérénice Lemarié
Avez-vous déjà vu le film Almost Famous? Ce soir, au MTELUS, j’ai cru faire partie du décor. Montréal accueillait le groupe canadien The Sheepdogs, avec en première partie le groupe également canadien Surf hat. Un décor digne du groupe StillWater présenté dans ce vieux film, et nous, comme ce jeune journaliste prêt à découvrir.
The Sheepdogs sur scène, c’est un film en entier. Derrière eux, des néons avec leur nom se déclenchent dès la première note jouée. Équipés de jean bootcut, de quelques chapeaux de cowboy et de guitares bien remarquables, les cinq membres créent une mise en scène digne des années 70, que le public semble adorer.
C’est alors un blues rock à la fois mélancolique et enivrant qui se joue, et qui prend vie au côté du public. Celui-ci, très investi dans les chants, se donne à cœur joie d’accompagner le groupe. Il y a comme un lien d’affection entre le groupe et son public, tous semblent déjà se connaître, amis dans la vraie vie.
Des solos appréciés par la foule

Leur performance est rythmée par des solos de guitare cinématique de Ricky Paquette, qui danse avec sa guitare en jouant des sonorités . Le claviériste, Shamus Currie, se prête aussi au jeu et exalte la scène. À d’autres moments, ce sera au tour du bassiste, puis du batteur, et enfin, du chanteur. Ces solos sont particulièrement appréciés par la foule qui les acclame à chaque occasion.
À certains instants, il se construit autour d’eux un mythe, et avec des tubes comme I do ou Nobody but you, celui-ci se renforce. En effet, le groupe joue sur scène de son identité forte et de choix de composition très assumé. Complété par la voix aisément reconnaissable du chanteur principal Ewan Currie, la nostalgie des années 70 s’apaise grâce à ce groupe qui donne un nouvel élan à ce style.
Nostalgie des années 70

The Sheepdogs en concert, c’était un moment en décalage avec la réalité. Le public, transporté dans une autre époque avec un genre et un art de jouer, part en voyage dans le temps. L’atmosphère vintage créé par le groupe est juste et quelque peu nostalgique; il semble que l’on soit rentré dans le décor de ces films qui racontent le rock des années 70.


