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Sticky Fingers au MTELUS : Énergie et renouveau

Sticky Fingers à Montréal : En attendant le printemps, nous aurons eu le soleil

Crédit photo: Florence Lachapelle

Par : Bérénice Lemarié

En attendant le soleil printanier, on se retrouve en cette fin de semaine à nouveau au MTELUS. Ce soir, c’est le groupe australien Sticky Fingers qui jouera pour nous, accompagné par l’interprète Ruby Waters en première partie. La foule se bouscule à l’entrée du MTELUS, le groupe est très attendu.

Crédit photo : Florence Lachapelle

C’est d’abord le claviériste, Freddy Crabs, qui s’élance sur scène pour nous saluer, ballon à la main qu’il lancera dans la scène. Peu après, les quatres autres membres le suivent pour se dévoiler à nous, et on sent déjà ce qui nous attend, nous, le public. Le MTELUS déborde d’énergie ce soir-là, de tous les côtés l’on veut chanter et danser.

Dans un indie rock aux sonorités parfois reggae et romantique, le groupe qui se fait appeler STI FI emporte le public avec lui dans une épopée très australienne. Avec eux vient le soleil et l’humeur fêtarde, la foule se bouscule pour s’avancer et le partager près d’eux.

Crédit photo: Florence Lachapelle

De son côté, le chanteur Claude Bailey porte en lui un élan de renouveau pour le groupe. Ayant repris la position du chanteur principal il y a environ un an, à la suite du départ du précédent chanteur Dylan Frost, il a su s’adapter à l’énergie collective parfaitement et le groupe bénéficie peut-être même de cette énergie nouvelle. Lui, sa voix éraflé, et le collectif, interprètent pour le public quelqu’uns des derniers projets du groupe, entre The Bootleg tape et son titre éponyme et leur précédent album LEKKER BOY

Leur manière de jouer est teintée de nombreuses influences, tantôt australienne, tantôt britannique. Freddy Crabs s’autorise des sonorités très rétro au clavier, et même quelques solo. Le guitariste, Seamus Coyle, se laisse aussi aller à cet exercice, ce qui ne fait que ravir la foule. Le bassiste Paddy Cornwall, aux allures de Liam Gallagher, et le batteur Beaker Best se laisse aussi profiter de la spontanéité de la scène et montre avec joie leur talent au public.

Crédit photo : Florence Lachapelle

Après un rappel, ils reviennent sur scène avec de nouvelles propositions; des chansons interprétées à l’acoustique, et Ruby Waters, leur première partie, qui se joint au collectif. Freddy Crabs nous explique tout, ça faisait un bon bout de temps qu’ils n’étaient pas venu à Montréal, alors ils avaient envie de nous dédier quelques chansons d’amour. Il semble qu’ils cherchent à séduire le public, pourtant déjà dévoué à son groupe. 

Dans la salle, on comprends bien la relation entre le STI FI et son public. On dirait que les deux partis ont grandi ensemble. Quelque chose d’immanquable se passe quand tous sont réunis. Sur scène, leur œuvre prend en caractère et devient une boule d’énergie enivrante pour la foule. Je pense que cela marche si bien, que la salle sera encore remplie les prochaines fois !