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Bat out of Hell à la Place des Arts

Une page de l’histoire du rock sur scène

Crédit photo : Mélodie Guay // Mattv

Par : Mélodie Guay

Rare sont les albums rock qui ont l’impact d’en inspirer la création d’une comédie musicale; Bat out of hell en fait partie et c’est cet après-midi que j’ai eu la chance d’y assister pour la seule et unique représentation au Québec, à la salle Wilfrid-Pelletier. Un autre attrait de voir cette pièce est que la distribution nous amène un visage et une voix bien connue ici, Travis Cormier, dans le rôle de Strat.

Le spectacle a environ une trentaine de minutes de retard lorsque les comédiens apparaissent un à un sur scène et déambulent. Sans avertissement tout d’un coup le personnage de Raven, interprété par Carly Burns, prend parole sous un faisceau lumineux et met en situation la première pièce Love and death and an american guitar. On entre par la suite rapidement dans l’histoire d’amour entre Strat et Raven. Bien que l’histoire un peu décousue, une fois cette lignée lancée, on comprends très vite tout le reste. Tout au long du spectacle, les allusions à l’histoire de Peter Pan se font présentes, bien qu’il en est une interprétation tout à fait différente. Un seul décor nous transporte entre la chambre de Raven et le monde des « lost ». Celui-ci ne faisant pas toujours face au public, nous pouvions suivre un caméraman sur scène qui projetait des images en live sur écran géant.

Crédit photo : Mélodie Guay // Mattv

La suite laisse place au monde « underground » du groupe des « lost » qui réflètent le pays imaginaire de Peter Pan (Strat). Ceux-ci représentent une jeunesse dépourvue d’ambitions qui se marie bien avec la chanson Wasted youth. Les chansons continuent de s’enchaîner et nous sommes transportés à l’anniversaire de 18 ans de Raven qui se trouve perturbée quand ses parents (Sloane, interprétée par Tori Kocher et Falco, interprété par Travis Cloer) se retrouvent, laissant place à Paradise by the dashboard light; chanson marquante de l’histoire du rock. On y insère la douce Making love out of nothing at all, succès du groupe Air supply. Et c’est Bat out of hell qui clôture la première partie.

La superbe ballade Heaven can wait entame la deuxième partie. On continue de suivre l’histoire entre Strat et Raven tout en voyant grandir la détresse des lost. Strat et Raven se déclarent leur amour dans la pièce For crying out loud. Leur union se concrétisera malgré la réticence de leurs entourages respectifs. Ce qui met un terme à la réunion des parents de Raven qui s’exprime avec What part of my body hurts the most. Raven fini par revenir chez elle suite à une entente avec Tink (Trevor Groce) et nous sommes par la suite transportés 6 mois après lorsque Strat retourne voir Raven; avec la superbe It’s all coming back to me now, magnifiquement interprétée par Raven (Carly Burns). L’amour qu’ils portent l’un pour l’autre l’emporte et c’est sur I’d do anything for love que se conclut ce spectacle.

Crédit photo : Mélodie Guay // Mattv

Bat out of hell nous a raconté une histoire d’amour et de révolte qui n’est pas sans rappeler, tel que mentionné, l’histoire de Peter pan. Rempli de sensibilité et de solide musique rock; tous les talentueux acteurs et chanteurs auront su divertir et nous accrocher du début à la fin

Crédit photos : Mélodie Guay // Mattv