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FIJM 2026 – Le romantisme du Quinteto Astor Piazolla

La musique d’Astor Piazolla fait voyager comme au cinéma!

Crédit photo : Victor Diaz Lamich

Par : Sylvie Tardif

Le Quinteto Astor Piazolla a transporté le public du Gesù ce vendredi 26 juin dans l’univers passionné du nuevo tango à l’occasion du Festival International de Jazz de Montréal. C’est le bandoléon, je crois, ou peut-être la musique d’Astor Piazolla, ou les deux; mais toujours est-il que le Quinteto Astor Piazolla m’a fait voyager comme au cinéma grâce à son Oblivion Tour. Je me suis sentie transportée vers l’Argentine depuis le Gesù en moins d’une seconde. C’est quand même fabuleux ce pouvoir de la musique. Quand Astor Piazolla remporte le César de la meilleure musique originale en 1986 pour la trame sonore du film Tangos, l’exil de Gardel, j’ai 16 ans et je tombe amoureuse de la beauté du tango et d’Astor Piazolla sans doute aussi.

Crédit photo : Victor Diaz Lamich

Composé de Pablo Mainetti (bandonéon), Serdar Geldymuradov (violon), Matías Feigin (piano), Armando de la Vega (guitare) et Cristian Basto (contrebasse), l’ensemble fait revivre l’œuvre du compositeur argentin avec une maîtrise remarquable. Il y a des amours qui durent toute une vie. Quand j’ai su que le Quinteto Astor Piazolla se produisait au FIJM 2026, j’ai saisi ma chance d’aller écouter ce nuevo tango. Entendre Oblivion, c’est du pur bonheur. De la passion, de la mélancolie, du romantisme… tout y est.

Crédit photo : Victor Diaz Lamich

La qualité la plus frappante du quintette réside dans son écoute collective. Au bandonéon, Pablo Mainetti insuffle à chaque phrase une grande intensité expressive. Le violon de Serdar Geldymuradov, malgré une présence scénique empreinte de gravité, déploie une ligne d’une remarquable fluidité. Au piano, Matías Feigin agit comme un moteur musical; son sourire presque constant traduit le plaisir évident qu’il prend à jouer. Décontracté et d’une précision sans faille, Armando de la Vega colore discrètement le discours à la guitare, tandis que Cristian Basto soutient l’ensemble avec une contrebasse solide, attentive et profondément musicale.

Crédit photo : Victor Diaz Lamich

Au-delà de la virtuosité, il était beau de les regarder jouer. Les sourires échangés entre le pianiste et le guitariste, la concentration du contrebassiste, le sérieux du violoniste et l’écoute constante entre les cinq musiciens rendaient leur complicité presque palpable. Cette cohésion donnait l’impression d’assister non seulement à un grand concert, mais à une conversation musicale où chaque interprète trouvait naturellement sa place. Il n’est pas étonnant que cet ensemble ait gagné des prix et qu’il ait été choisi pour interpréter la musique d’Astor Piazolla.

Crédit photo : Victor Diaz Lamich

Le public a adoré. L’ovation debout s’est produite bien avant la fin du concert, les musiciens étaient heureux, nous l’étions encore davantage. Pour suivre le Quinteto Astor Piazolla, cliquez ici. Pour prendre part aux concerts du FIJM 2026, cliquez ici.