Les prix Gémeaux: Sous le signe de la fierté

Ils ont foulé le tapis rouge avec le sourire, l’élégance et, surtout, une bonne dose de fierté. À l’occasion du 41e gala des prix Gémeaux, j’ai rencontré plusieurs de nos artistes québécois pour discuter de ce qui les rend particulièrement fiers cette année. Derrière les nominations, les récompenses et les projets qui font rayonner notre culture, il y a des artistes passionnés qui ont choisi de raconter des histoires, de faire rire, d’émouvoir et de nous rassembler.
Leur fierté est palpable. Et la nôtre l’est tout autant. Car si le gala célèbre le talent d’ici, il rappelle surtout à quel point nous avons de quoi être fiers de ceux et celles qui font vivre notre culture. Sur le tapis rouge, quelques-uns de nos artistes nous parlent de leurs accomplissements et de leur fierté.
Émile Proulx-Cloutier

Ce soir, on souligne ton travail dans Avant le crash. Quel a été le plus grand défi pour ce personnage?
C’est un personnage qui, comme la série est vraiment bien écrite, a beaucoup évolué. C’est-à-dire qu’il se transforme. Il est devenu très vulnérable, fragile, orageux. Après ça, il a tenté de travailler sur lui, mais en même temps, il n’arrive pas à changer complètement. Avec ce personnage c’était de tout le temps révéler de nouvelles couleurs tout en restant cohérent.
Quand on travaille avec des textes qui sont aussi bien écrits, aussi bien travaillés, c’est plus facile de jouer. Je vous dirais que le défi n’était pas à ce niveau, il était plus de ne pas avoir peur d’y aller au complet.
Mon collègue Éric Bruneau emploie une expression : « Faut gratter le fond », comme aller chercher ce qui est imprudent, ce qui est plus vulnérabilisant, fragilisant, puis de ne pas avoir peur qu’il y ait un peu de laideur qui apparaisse.
J’ai aimé ça parce que c’est rare qu’on peut le faire avec un projet aussi complexe, aussi bien fait et dans le plaisir.
Mais t’as tendance justement à faire des personnages avec plusieurs couches de profondeur comme ton personnage dans Bête noire. Peux-tu nous en parler?
C’est un gars qui est habité. La situation dramatique : sa femme disparaît et lui, il a l’air d’en savoir plus que ce qu’il laisse paraître.
C’est un gars avec qui ce n’est pas facile de vivre parce qu’il est aux prises avec un trouble obsessionnel compulsif et, en même temps, il a beaucoup de tics, beaucoup de petites manies, d’obsessions, et ça fait que c’est quelqu’un avec qui ce n’est pas facile de vivre.
Et en même temps, c’est quelqu’un qui retient, qui cache, qui contrôle, et on le sent que c’est une façade qui va se fissurer.
Et j’ai eu le bonheur de travailler avec la cinéaste Sophie Dupuis, qui a réalisé ça. C’est la première fois pour moi. C’était vraiment une très belle rencontre et je pense que ça va être une très belle mini-série.
Puis Indéfendable aussi, on va te voir dans un cas!
Oui! Vers la fin de l’automne, on m’a invité à faire ça, on m’a ouvert la porte, puis je me suis dit : OK, c’est l’occasion d’aller s’amuser et de tenter quelque chose qu’on ne tente pas d’habitude.
J’ai pu me transformer un peu. C’est l’occasion de s’amuser et d’être capable de jouer et d’aller complètement à l’opposé de ce qu’on est parce que c’est court dans le temps et ça va être une équipe de gens tellement bien entraînés, tellement rodés que ça se fait très bien.
Puis parallèlement à tous ces projets-là qu’on vient de nommer, tu étais aussi en tournée pour ton spectacle solo.
Ça se continue. Je recommence au Saguenay le 2 octobre. Ça va se poursuivre un bon bout de temps. Il va y avoir de nouvelles dates annoncées pour Montréal bientôt, à Québec aussi.
Et j’ai l’impression d’avoir, comme avec ce spectacle-là, touché une plus grande liberté sur le plan musical. Je me suis autorisé à être davantage pianiste, à être davantage chanteur, à me donner des défis musicaux que j’osais pas me donner avant. Et le public répond vraiment bien. C’est profondément émouvant à voir.
Un autre spectacle aussi que j’écris avec mon amoureuse, Anaïs Barbeau-Lavalette, qui s’appelle Pas perdus, qu’on tourne depuis cinq ans, qui est un genre de théâtre. Elle est sur scène, moi je l’ai mis en scène. J’ai conçu ça avec elle et il y a, sur scène, des gens qui ne sont pas des acteurs. On plonge dans leur vie, dans leur histoire. On a créé ça il y a cinq ans au Théâtre d’Aujourd’hui et, depuis, on le reprend toujours dans de grandes salles du 15 au 18 octobre pour cinq soirs. C’est peut-être une dernière fois qu’on le fait à Montréal, mais en tout cas, c’est comme un miracle chaque fois. Il y a tout le temps beaucoup de monde qui réserve leur place.
Florence Longpré et Pascal Cameron

Comment s’est passée la dernière année pour toi ?
Florence : Mon Dieu, c’est dur à résumer. Énormément de travail, énormément d’excitation, de choses difficiles aussi, de hauts, de bas, de pression, d’excitation. On essaie de prendre des petites vacances un peu.
Pascal : Je pense qu’on a cordé du bois.
L’émission Empathie a été diffusée sur Crave, mais cette fois-ci, les gens vont pouvoir la voir sur une différente. Il y a comme une deuxième vie à cette émission-là. Comment tu prends ça, justement?
Florence : Bien, j’étais vraiment contente parce qu’il y avait beaucoup de gens qui m’écrivaient pour la voir à la télé, puis on avait hâte de pouvoir donner une date pour que ça se passe. Maintenant, tous ceux qui ne sont pas abonnés à Crave peuvent la voir. Le plus de monde qui peut la voir, moi, je suis très heureuse.
Comment tu reçois justement tout cet amour-là? Parce que c’est unanime. Tout le monde a adoré la série.
Florence : Je suis encore abasourdie. J’espère que ça va rester comme ça, parce que je pense que si je m’habitue puis que ça devient normal, je vais avoir un petit problème.
C’est de s’asseoir sur ses lauriers. Mais est-ce que ça crée justement une pression supplémentaire?
Florence : Oui, oui. Je me dis : je ne suis qu’une humaine. J’ai fait de mon mieux. On est très occupés. D’ailleurs, on recommence à tourner mardi!
Oh mon Dieu, déjà! Quand on regarde la dernière année, qu’est-ce qui te rends la plus fière?
Pascal : La capacité à gérer le stress et la résilience devant les défis.
Florence : Comme il dit.
Parlant des défis, Pascal, on va te voir dans Les maîtres du jeu prochainement.
Pascal : Oui, ça commence. Le premier épisode sort et je suis avec mon ami Patrick Bélanger.
Puis comment ça se passe?
Pascal : Ça se passe très mal, je ne suis pas bon. Mais j’ai du fun. Beaucoup de plaisir, mais peu de talent dans ce domaine-là. J’ai gagné des défis. Il y en a que j’ai gagnés, mais Louis est rarement fier de moi.
Mais en même temps, ce sont ceux qu’on aime dans cette émission-là. Plus les gens sont mauvais, plus c’est drôle, mieux ça donne un show.
Pascal : Alors, les gens vont m’aimer.
Aussi en tournée avec ton one-man-show, comment ça se passe?
Ça se passe super bien. La réponse est super belle. J’ai déjà commencé à écrire le deuxième à temps perdu. J’ai beaucoup de plaisir. Puis j’anime à la radio depuis le retour des vacances. J’ai des projets qui s’en viennent aussi très bientôt dans d’autres domaines. C’est un automne super rempli et, les deux, on est super chanceux parce qu’on travaille dans ce qu’on aime, avec les conditions qu’on veut. C’est vraiment le fun qu’on vive ça tous les deux, on est très heureux.
Benoît Brière

Merci. Je veux vous parler d’Empathie. Je pense que c’est l’émission qu’on a sur toutes les lèvres présentement.
Ben oui, on comprend. On est tous à la même place.
Puis comment ça s’est passée, votre expérience?
Ah, ça, c’est un des plus beaux, des plus merveilleux cadeaux que j’ai eus dans l’année.
Et pourquoi?
Bien, d’abord parce que c’est Florence qui t’appelle, connaissant ce qu’elle a fait avant. Parce que c’est Guillaume Lonergan encore qui va travailler avec elle, qui va faire la réalisation. Parce que c’est toujours la même boîte qui travaille sur les projets de Florence, Trio Orange. Puis parce que j’étais convaincu d’avoir un projet qui allait lever.
Je trouve ça beau de voir, avec la notoriété que vous avez, vous êtes quand même flattés que les gens pensent à vous.
Oui, par ce genre de trucs, en plus, qui me sortaient de ma zone de confort. Et j’en étais ravi, absolument ravi.
Dans la dernière année aussi, on vous a aussi vu dans Les 39 marches. Comment ça s’est passé?
C’était une belle tournée! On a fait 82 shows. On espère la remettre sur les rails, peut-être pour l’été, sinon l’automne 2027. Alors, on est en pourparlers.
Ça bouge beaucoup au théâtre pour vous.
Bien, il y a Les 39 marches qui chevauchent, Broue qui chevauche Les 39 marches, etc. C’est formidable. Puis il y a bien des tournages de téléséries et autres. Ça aussi, c’est merveilleux.
Si on prend un pas de recul, on regarde la dernière année, qu’est-ce que vous êtes le plus fier?
Oh boy! Peut-être d’être toujours là.
Mais pourtant!
Bien oui! Mais t’sais, c’est un métier de pigiste. On peut être le parfum du mois. Puis, à un moment donné, être écoeuré du parfum du mois. Faut faire attention à ce qu’on fait.
Tu sais, un gros gâteau au chocolat, à un moment donné, on se tanne. Ça tombe sur le cœur!
Brigitte Lafleur

Comment s’est passée ta dernière année pour toi?
Elle a été très bien remplie, je te dirais. Mais Empathie m’a beaucoup portée.
C’est comme un show qui m’a apporté beaucoup de reconnaissance. Cela a été une année très agréable.
Je pense que tout le monde a aimé ce show-là, alors on dirait que ça s’est répercuté dans tout ce que je faisais cette année. Les gens étaient contents, l’avaient vu. J’ai trouvé cette année-là formidable. C’est une année de pur bonheur. Puis au théâtre, j’ai fait un show à trois, à sketchs, plein de personnages. C’est un défi de faire plein de personnages. Tu ne t’arrêtes jamais. Tu changes de style. Un show vraiment bon, un show vraiment bien écrit aussi. J’ai été gâtée.
Puis un film sur le hockey, qui est ma passion, ma nouvelle passion. C’était une année complètement surréaliste, je te dirais.
On parle de la pièce Tout sur le sexe, un pièce produite par les Productions Monarque. C’est toujours bien ficelées.
Complètement. C’est le bonheur de faire partie d’une prod qui a à cœur la qualité.
C’est comme si on se lance là-dedans, puis on sait qu’on va être bien entouré. Puis là, il y a Laurent Paquin qui écrit, Simon… Ce sont des auteurs que j’admirais d’avance.
C’est un peu comme Florence Longpré : tu te lances là-dedans puis t’as confiance, t’as une confiance absolue. Tu penses même pas à réécrire une ligne, tout est bon.
Je vais parler d’Empathie, est-ce que c’est libérateur que ça s’en va dans les mains du public?
Je suis contente qu’on touche à une deuxième vague de gens, c’est super le fun. Tout à coup, c’est comme si je recommence à avoir des messages, des gens qui l’ont vu. Je ne sais pas combien de saisons il y aura d’Empathie, mais ce qui est sûr, c’est que c’est tellement de qualité, c’est tellement une bébite en soi que j’ai l’impression que tant que Florence est inspirée, il y en aura des Empathie. Il y a de la place pour mettre des années d’Empathie, j’ai l’impression.
Puis pour ton personnage, quel a été ton plus grand défi? Parce que c’est tout un personnage!
Je te dirais que ça a été beaucoup de plaisir. Le défi, c’était de m’informer vraiment comme il faut sur la maladie, pour ne pas faire de maladresse.
Mais c’était tellement bien écrit. Puis je me sentais tellement bien appuyée du réalisateur que ça a été drôle. Florence écrit comme une déesse. Dans ce temps-là, ça va bien. C’est la base.
Puis quand tu regardes ta dernière année et que tu prends du recul, de quoi es-tu le plus fière cette année-là?
C’est sûr qu’Empathie, c’est extraordinaire parce que c’est de faire partie aussi de quelque chose qui va rester, comme un petit bijou unique dans la sphère québécoise, dans la télé québécoise. Fait que je suis fière d’en faire partie.
Je suis fière d’être allée là, de m’être pitchée, puis de ne pas avoir réfléchi, d’être allée avec tout ce que j’avais, puis d’être allée juste avec mon cœur.
Catherine Chabot

Belle année pour toi, plusieurs projets, Dernière seconde. Il y a aussi Qui a éclaboussé le ministre aussi… Comment ça s’est passé cette dernière année-là pour toi?
Ça a été une belle année parce qu’on a fait le tournage de Qui a éclaboussé le ministre au mois de février. Tu sais, j’avais Double jeu 3 aussi qu’on tournait, puis Dernière seconde et Prescott. J’ai eu une année bien remplie. Je me sens bien privilégiée, bien chanceuse.
Qu’est-ce qui te rend la plus fière?
Ce sont toutes des choses différentes. C’est un marathon. Je suis fière d’avoir passé au travers avec un enfant en bas âge.
Jean-Simon Leduc

Présentement, on te voit dans Qui a éclaboussé le ministre. Comment s’est passée ton expérience sur ce tournage-là?
C’est juste du bonbon. Faire de la comédie pour moi, c’est comme nouveau un peu. C’est Pascal L’Heureux qui m’a donné cette chance-là avec ce projet-là pour la première saison.
Puis c’est un plateau juste super confortable. C’est drôle, c’est le fun, la gang est super, puis j’ai vraiment, vraiment hâte que les gens voient ça.
Ça a été quand même une grosse année pour toi. Qu’est-ce qui t’a rendu le plus fier cette année?
Le plus fier, c’est la raison pour laquelle je suis venu ici aujourd’hui : pour Bête noire, le personnage de Yannick. C’était un rôle assez difficile à incarner.
C’est des troubles de santé mentale, des gros enjeux. Je pense que ce que j’ai rendu, j’en suis quand même fier, puis je suis content d’être nommé pour ça ce soir.
Puis comment tu t’es préparé pour ce personnage-là?
Sincèrement, j’ai juste eu de l’empathie pour ce personnage-là, puis je l’ai fait sans jugement. Je l’ai pris comme si c’est moi qui vivais ce genre de truc-là. Puis c’est ça, je l’ai approché avec de l’empathie.
Karine Vanasse

Comment s’est passée ta dernière année?
Vraiment bien. Il y a eu plein de belles sorties de projets. Karine et la Maison Jaune est vraiment venue amener une autre dimension au projet.
Entre Karine et la Maison Jaune, Les Traîtres, saison 3, qui a rallié un public encore plus embarqué et passionné, et la finale d’Avant le Crash, l’année a été bien diversifiée. C’est le genre d’année que j’aime.
Qu’est-ce qui te rend particulièrement fière de ta dernière année?
Karine et la Maison Jaune, vraiment. C’était la 12e saison et on savait qu’on ne revenait pas pour une 13e. Les témoignages que je reçois des gens et le lien que ça a créé sont venus me rappeler que ce lien-là est vraiment fort, même quand ça ne passe pas à travers un personnage.
Les gens m’ont découverte sous une autre facette. Je me sens privilégiée d’avoir pu vivre cette expérience-là. Ça a été une vraie surprise : je ne pensais pas que ça deviendrait plus qu’un show de réno.
Korine Côté

Félicitations pour ton Gémeaux! Qu’est-ce que ça fait d’avoir reçu ce prix aujourd’hui?
Ça fait vraiment chaud au cœur. Animer un gala, c’est une grosse affaire : c’est un one-shot deal pour l’industrie, il faut plaire au public, aux gens dans la salle et à l’industrie. C’est une grosse job tellement le fun, alors c’est le fun de se faire récompenser pour ça.
C’est aussi une grosse job d’équipe, et c’est pour ça que j’aime autant l’animation.
Comment s’est passé le travail d’animation?
Super bien. C’était toute la même équipe, on se connaissait déjà, et pour la troisième fois, ce sera encore la même équipe. On a bien hâte de commencer. On se voit en octobre et, après ça, on va lancer ça. On ne peut pas tout faire d’avance parce qu’il va arriver des affaires à la dernière minute.
Qu’est-ce qui te rend la plus fière?
La job que j’ai. Je pense que là, je suis bien, je suis confortable. Puis mon fils, c’est ma plus grande fierté. J’ai fabriqué ce monsieur-là, il grandit et c’est le fun de le voir.
Geneviève Laforce — Les Traîtres

Quelle est ta plus grande fierté cette année?
C’est d’avoir intégré le milieu québécois. J’ai fait des trucs en anglais et je trouve ça vraiment cool de venir percer un petit peu dans l’industrie ici.
Comment s’est passée ton expérience dans Les Traîtres?
J’ai tellement adoré Les Traîtres. J’ai adoré arriver dans le beau manoir à Karine Vanasse. C’était une tellement belle expérience. Je recommande ça à tout le monde.
Dans La Maison des Vilains, est-ce qu’on retrouve un peu la personne qu’on a vue dans Les Traîtres?
C’est un mix de ma personnalité. La Maison des Vilains, c’est différent parce que ce n’est pas comme un jeu : c’est la personne. Une partie de moi est ressortie, mais il y a aussi un petit côté vilain. On voit un peu la même Geneviève que dans Les Traîtres, mais cette Geneviève-là, c’est aussi moi.
Est-ce que le fait d’avoir fait de la téléréalité a nui à ton expérience?
Quand je suis arrivée à la maison, personne ne savait qui j’étais. Je pense que c’était mon avantage. La seule personne qui savait qui j’étais, c’était Dany, et lui voulait me sortir en premier.
Marie-Soleil Dion

Quelle est ta plus grande fierté de la dernière année, pour L’amour est dans le pré et en général?
Pour L’amour est dans le pré, je dirais que l’émission perdure et garde sa pertinence et son intérêt. Les gens sont encore au rendez-vous après 15 ans. L’émission évolue et la production essaie toujours d’amener des pistes différentes et de surprendre le public et les agriculteurs.
Je trouve qu’elle vieillit bien et qu’elle fait œuvre utile. On est à 46 bébés, plus deux en chemin. Je suis super fière de faire partie de cette équipe-là.
Est-ce un gros défi de prendre le relais à l’animation?
Je l’ai vraiment fait mien. C’est ma quatrième année et je le vois maintenant comme mon show. J’étais fan de l’émission avant d’arriver et je la fais à ma façon. Je m’intéresse vraiment à ce que les agriculteurs font et à ce qu’ils sont. Je suis heureuse de faire partie de ce moment charnière de leur vie.
Y a-t-il des projets de la dernière année dont tu es particulièrement fière?
Je vais tourner Un an plus tard, une série qui sortira dans le temps des Fêtes, et j’en suis super fière. Cet été, j’ai davantage joué du drame et ça m’a fait du bien. J’ai joué un peu dans STAT, dans Un an plus tard et dans autre chose qui va sortir. J’ai vraiment aimé aller sur une production comme STAT, faire quelques jours et rencontrer l’équipe.
Est-ce que ça t’a fait du bien de te détacher un peu de l’étiquette humoristique?
Ça m’a vraiment fait du bien. J’ai adoré jouer là-dedans. Les gens me voient plus rarement dans ce genre de personnage.
Mariloup Wolfe

Ta dernière année, ça ressemble à quoi?
J’ai tourné tout l’été Sur le fil et ça s’est terminé hier soir. Je suis maintenant en montage à temps plein pour livrer les épisodes, puisque l’émission commence demain à Radio-Canada à 21 h.
Il faut aller vite en postproduction pour que les téléspectateurs puissent voir les émissions que j’ai tournées ces derniers mois.
Comment te sens-tu à l’approche de la sortie de la série?
C’est une série signée par Sébastien Gagné, créée avec Pascal Renaud-Hébert. Je me suis moulée à ce qui avait été fait et j’ai vraiment trippé. J’ai juste hâte que les gens la voient. Je pense qu’on a tous fait du bon travail et les téléspectateurs nous le diront.
De quoi as-tu été la plus fière cette année?
C’est important pour moi de voyager avec mes enfants. J’ai fait plusieurs voyages avec eux cette année. Ils ont 14 et 16 ans et je sais que, dans les prochaines années, ils vont encore vouloir voyager avec moi. Je suis fière d’avoir pris le temps de faire ça avec eux et de tous les souvenirs qu’on s’est créés.
C’est aussi important, sinon plus, de garder cette bonne relation-là.
Marilyn Castonguay

Comment s’est passée ta dernière année?
Je suis bénie des dieux. Je manque de travail depuis le début de ma carrière. J’ai encore eu de beaux projets télé et je suis retournée au théâtre après quatre ans. C’était super bien écrit.
C’est un peu stressant parce qu’on oublie à quel point c’est exigeant, même si ça revient vite, comme un vélo. La fébrilité et le thrill de monter sur scène, d’être sans filet, sont extraordinaires. Et il y a la réaction directe du public, qu’on n’a pas nécessairement à la télévision.
Est-ce que le retour au théâtre fait partie de tes grandes fiertés de l’année?
Oui. Dans un moment où ce n’est pas évident de perdurer et d’avoir toujours quelque chose, j’ai décroché une autre série qui sera là pour des années. C’est d’être capable de perdurer et de varier : cinéma, télé, théâtre. Quand un projet n’est pas là, l’autre arrive.
J’ai aussi pris un peu de recul cette année pour voir ce qui s’en vient dans tout ce chaos et cette insécurité. Je suis particulièrement fière d’avoir travaillé fort sur mes relations pour être capable de maintenir ces trois volets-là.
Avec l’insécurité du milieu, est-ce qu’on peut encore être sélectif quand on choisit ses rôles?
Oui, on l’est. Je dis rarement non pour le projet. Je dis non à cause des horaires, quand ça ne fonctionne pas malgré les efforts pour tout faire entrer. Des fois, deux semaines plus tard ou plus tôt, ça aurait fonctionné. Tout arrive en même temps et c’est là qu’on chérît chaque projet.
Qu’est-ce qui s’en vient pour toi?
Je suis au théâtre pour une reprise de Changer de vie à La Licorne, jusqu’à la semaine prochaine. On recommence aussi une nouvelle série familiale pour Télé-Québec, C’est beau pareil, pour le deuxième bloc. Je retourne au théâtre au Rideau Vert en mars pour Le Dieu du carnage. Il y a aussi de beaux projets de cinéma dans l’air et j’espère qu’ils fonctionneront.
Cynthia Wu-Maheux

On vous a récemment vue dans Mea Culpa. Comment s’est passée cette expérience?
C’était tellement exceptionnel. Quand j’ai décroché le rôle, je venais de découvrir la justice réparatrice et je commençais à approfondir le sujet. Plonger là-dedans, surtout comme protagoniste qui est contre, alors que Cynthia est tellement pour cet approfondissement, c’était formidable.
La famille d’acteurs, Dany Boudreau, Jessica Barker, Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxime Gaudette, Élisabeth Leca et Sasha Charles, a été extraordinaire. On a développé une vraie amitié. Pour moi, ça a été une expérience exceptionnelle : plonger dans ce sujet et contribuer à un beau discours social.
Mélissa Désormeaux-Poulin

Dans ton année, qu’est-ce qui t’a rendue le plus fière?
D’être une mère. Je viens de presque terminer Monte-Cristo. Mea Culpa me rend aussi extrêmement fière, même si ça me semble déjà loin.
J’ai fait quatre mois intensifs de théâtre et ça me rend vraiment fière, à 45 ans, de me lancer dans un nouveau défi que je n’avais jamais relevé. J’ai tellement appris et je suis très fière de ça cette année.
Les critiques sont unanimes. Est-ce que ça t’a rassurée?
Il paraît qu’il ne faut jamais regarder les critiques, mais j’avoue que je les ai regardées parce que j’étais inquiète. Je n’avais jamais fait ça, alors oui, ça a été super.
Est-ce que ça t’a donné la piqûre de recommencer au théâtre?
On verra, mais pourquoi pas?
Sam-Éloi Girard

Comment s’est passée ta dernière année?
Ça a été mouvementé. J’ai eu un super beau projet avec Emprise, puis un moment plus tranquille où je me demandais si j’étais encore à ma place. Cet été, je n’ai pas arrêté une seconde, alors j’ai eu ma réponse.
L’année passée, j’ai eu deux super beaux Gémeaux, encore une belle nomination cette année, trois projets durant l’été et deux à l’automne. Je ne me plains pas.
Qu’est-ce qui te rend le plus fier?
Le nombre d’années. Ça fait plus de 15 ans que je suis dans le milieu. Le fait d’être capable de travailler chaque année, d’avoir des projets qui m’occupent et que les gens veuillent encore me voir à la télé, c’est ça qui me rend le plus fier.
Comment s’est passée ton expérience dans Hors réseau?
C’était une expérience tellement changeante et divertissante. J’ai appris beaucoup de choses et fait de belles rencontres. Les étoiles se sont alignées. Je travaille encore avec Antoine-Olivier Pilon sur Sur le fil et on dirait que c’était notre année à tous les deux : on s’est retrouvés et notre amitié s’est approfondie. Si une autre saison avec les gagnants des autres années se fait, j’embarque.
Et ton expérience sur Sur le fil?
C’est malade! C’est tellement un beau personnage. Pascal Renaud-Hébert avait déjà une ligne directrice très claire. Ils m’ont permis de m’amuser et de canaliser toute mon énergie. Dans le premier épisode, c’est une tonne de briques, puis on découvre rapidement les nuances du personnage.
Comment as-tu travaillé ce personnage?
Je suis allé puiser dans plein de zones, notamment dans mon énergie. J’ai changé mon accent en m’inspirant de mes oncles du Saguenay, de ma famille en région et de cousins qui l’ont eu moins facile. J’ai aussi puisé dans des personnages que j’avais joués auparavant.
Ça a créé Kevin, qui ne ressemble à rien de ce que j’ai déjà joué. Je suis fier de le regarder et de me dire que j’ai réussi à aller ailleurs.
Robin L’Houmeau

Comment s’est passée ta dernière année?
Il s’est passé beaucoup de choses. Je me suis beaucoup demandé qui j’étais. Cette année, j’ai commencé à me reconnecter à ma culture en écoutant davantage de télé québécoise, en regardant du cinéma québécois, en découvrant plus de chansons et de littérature québécoises.
Avec les réseaux sociaux, j’ai l’impression de me connecter à toutes les autres cultures sauf à celle à laquelle j’appartiens. Je me suis rendu compte que c’était mon choix de me retirer de la culture, alors j’ai choisi de m’y réinscrire.
En plus des Perles et du Confort du diable, je vais bientôt travailler avec Ariane Bouffard à la réalisation, avec Catherine Fortin et Anne-Marie Cadieux et d’autres projets pour l’année prochaine.
De quoi es-tu le plus fier cette année?
D’avoir continué à jouer. D’avoir eu la chance de continuer à jouer.
Viviane Audet

Vous êtes en tournée avec Mentana. Qu’est-ce qui vous attend?
Avec Mentana, ça va être haut en couleur. On rit, on est touchés, les chansons y vont fort et on a des musiciens extraordinaires. Je suis au banjo debout et je joue aussi du piano debout.
Robin tient surtout la barre de l’histoire et du narratif. On est vraiment dans une histoire. Si vous avez aimé Le piano et le coran pour son récit, vous allez aimer ce projet.
On commence à entendre que tu retourneras en tournée avec ton projet solo. Qu’est-ce que tu peux nous dire de ce projet ?
On est encore dans le récit organistique et dans une histoire, mais on va encore plus loin dans l’introspection. Le piano solo est toujours là. Je suis vraiment fière de ce qui se passe autour de cette suite. Je travaille là-dessus depuis longtemps.
Le piano et le torrent, je l’ai composé en 2021. Le projet a commencé dans la plus petite salle de la Place des Arts, la salle Claude-Léveillée, qui compte 80 places. Je ne pensais pas qu’on allait remplir. Aujourd’hui, je suis très touchée par ce qui se passe autour du piano.
C’est un beau projet humain, et je me reconnais là-dedans. J’invite les gens à venir voir Le piano et le torrent, puis mon nouveau spectacle en 2027.
Crédit photos : Mattv.ca / Yagub Allahverdiyev
























































































































