Des artistes lumineux au profit d’une fondation incontournable

Par : Sylvie Tardif
MatTV a été invité à la 6e édition de la Nuit de la déprime qui a eu lieu au Théâtre St-Denis ce 26 janvier dernier. Les profits de ce spectacle de variétés sont versés à la Fondation Ronald Denis qui a pour mission l’amélioration de l’accès aux soins chirurgicaux et au soutien médical, principalement dans les domaines de la bariatrie et de la santé masculine.
À l’animation, on retrouve Christian Bégin qui ouvre avec le thème de la déprime pour nous raconter ce qui ne va pas bien dans le monde. On n’est pas à court d’exemples. Christian Bégin signe les textes de l’animation avec son compère René Brisebois dans une mise en scène de Guy Lévesque. L’humour grinçant est efficace et le public réagit bien. Christian Bégin nous rappelle qu’en période sombre, l’art est sans doute la meilleure façon de résister et d’échapper à la barbarie.

La distribution d’artistes est absolument époustouflante. En lançant la soirée par une interprétation de la chanson Et maintenant de Gilbert Bécaud, Christian Bégin est rejoint sur scène par tous les artistes que nous allons voir : Danny Bédar, Véronique Claveau, Nicola Ciccone, Jeanick Fournier, Giorgia Fumanti, Sophie Grégoire, Léane Labrèche-Dor, Breen LeBoeuf, Elliot Maginot, Alex Nevsky, Dominic Paquet, Jean-François Mercier, entre autres, sous la direction musicale d’Antoine Gratton. Il convient également de noter la présence de la pétillante Domino Santantonio à la batterie

Tous les artistes étaient extraordinaires, mais les numéros d’humour n’ont pas retenu mon attention. Par contre, j’ai eu des gros coups de cœur pour l’interprétation de Ma fille de Serge Reggiani chantée par Sophie Grégoire, de T’embellis ma vie d’Yann Perreau, de Everybody hurts de R.E.M. chantée par Antoine Gratton, de Faire la paix avec l’amour de Danny Bédar, de Pleurs dans la nuit de Mario Pelchat interprétée par Alex Nevsky et de l’émouvante La Manic interprétée par Elliot Maginot et Léane Labrèche-Dor, la petite-fille de l’auteur compositeur de cette chanson, Georges Dor.

Le clou de la soirée est sans contredit l’interprétation faite par Betty Bonifassi de la chanson Le chat du café des artistes de Jean-Pierre Ferland. Cette femme a une présence sur scène qui subjugue comme la lumière attire les papillons de nuit. J’étais accrochée à sa voix, à ses gestes, à son énergie. Une artiste incontournable qu’il convient de suivre. Elle a eu droit à une ovation debout à la fin de son numéro tellement elle est fabuleuse.

En finale, nous avons eu droit à un bel hommage à deux artistes disparus, Stéphane Venne et Serge Fiori, par les interprétations des chansons Le temps est bon par Janick Fournier et Véronique Claveau et Un musicien parmi tant d’autres par Yann Perreau et Breen LeBoeuf dont la voix reste inaltérée par l’âge. Nous avons chanté avec eux bien entendu.
La 7e édition de La Nuit de la déprime est déjà annoncée pour le quatrième lundi de janvier 2027 qui se veut, selon la tradition populaire, la journée la plus déprimante de l’année. Certains spectateurs avaient assisté aux six éditions. Ils ont eu raison d’être encore présents cette année. Personnellement, j’y serai l’an prochain. Cette soirée fait du bien au cœur. Achetez vos billets pour l’an prochain dès que possible. Ils seront mis en vente très bientôt. En attendant, il n’est jamais trop tard pour faire un don à la Fondation Ronald Denis.
Crédit photo : Martin Paquin / Mattv






















