Entre poésie, rock et vulnérabilité, Malaimé Soleil a offert l’un des spectacles les plus rassembleurs des Francos.

Par Ariane Monzerolle
Une chose qu’on peut donner au groupe Malaimé Soleil, c’est que le lien avec son public est fort, et ça, c’est très précieux. Lors de son spectacle au Club Soda, samedi soir dans le cadre des Francos, je n’avais jamais vu une foule aussi connectée au band sur scène et, à plusieurs reprises, j’ai vu le chanteur, mais aussi les autres membres du groupe, être émus par ce contact.
Le spectacle, qui célébrait la sortie de leur troisième album, Fragile, était rempli de monde et très festif. On a eu la chance de vivre une expérience commune autour de cette musique toujours aussi désarmante que sur leurs deux premiers albums.
Leur musique nous fait vibrer à travers une large gamme d’émotions, comme mentionné dans leur profil Spotify, de la joie à la tristesse. Je dois avouer être assez d’accord avec cette affirmation : leur musique est familière et facile à chanter. Plusieurs de leurs chansons utilisent un langage simple, mais qui transpire d’une sincérité désarmante, le tout porté par des airs rock entraînants qui donnent envie de danser.

Leur spectacle de samedi soir était d’ailleurs exactement dans cette même lignée. Sur scène, ils s’amusent autant avec leur musique que les gens dans le public, et voir tous ces corps danser sur cette poésie musicale dans l’éclairage bleuté, il y avait quelque chose de vivant et de beau. Tout le monde semblait ressentir la même chose, partager le même plaisir. Le public suivait d’ailleurs le groupe peu importe l’atmosphère qu’il nous proposait. Je pense entre autres à la chanson Je t’en veux : l’interprétation du chanteur était remplie d’une douleur viscérale. Le public, en silence, le suivait dans cette émotion, nous plongeant directement dans sa peine. C’était très intime et profond.
Plus la soirée avançait, plus il devenait évident que la force de Malaimé Soleil ne réside pas uniquement dans ses chansons, mais aussi dans sa capacité à créer un véritable sentiment de communauté. Entre les moments plus festifs, les passages empreints de vulnérabilité et l’énergie rock qui s’est installée au fil du spectacle, le groupe a offert une performance sincère qui semblait toucher autant les artistes sur scène que les personnes dans la salle. Une soirée où l’on avait simplement envie de ressentir les choses ensemble.

J’ai eu la chance de couvrir plusieurs spectacles des Francos au cours des derniers jours, tout comme plusieurs de mes collègues. La couverture des festivals se poursuit maintenant avec les prochains grands rendez-vous culturels de Montréal, dont le Festival International de Jazz de Montréal. Restez donc à l’affût pour découvrir avec nous les artistes qui feront vibrer la ville tout au long de l’été.


