L’autrice-compositrice-interprète clôt les festivités dans la danse et le plaisir.

Par : Myriam Bercier
Le 20 juin, dernière journée des Francos 2026, Ariane Moffatt attendait ses auditeurs, beau temps, mauvais temps, sur la scène Loto-Québec. « La météo a joué avec le cœur de beaucoup d’artistes pendant les Francofolies, je vous le jure, mais l’étoile du match est l’entité qui se tient devant moi, le public. Vous avez répondu présent tous les soirs, peu importe la météo », a souligné l’artiste, sous une vague d’applaudissements sentis.

Elle a d’ailleurs avoué que, « dans son stress de chanteuse », elle a eu peur que personne ne se présente. Montréal a répondu présente, car dès les premières notes de Prologue, qui a ouvert le spectacle, les gens se pressaient sur le parterre pour apercevoir la multi-instrumentiste.

Airs de jeux, huitième album d’Ariane Moffatt en carrière, puise résolument dans des sonorités pop et électro. C’est cette ambiance qui a rapidement envahi la scène Loto-Québec avec des pièces comme Jouer, J’aime mes problèmes et GYST. Certaines pièces tirées d’albums précédents ont eu droit à une nouvelle relecture. Ce fut le cas de Je veux tout, qui a enfilé une robe électro, une relecture qui s’intègre naturellement à l’univers d’Airs de jeux.

Cette soirée festive a aussi été marquée par les nombreux commentaires de l’artiste, qui n’hésite pas à parler à la foule entre deux couplets. Elle prend également le temps de présenter ses chansons, notamment J’aime mes problèmes qui est « un hymne, une offrande, à la périménopause » ou encore à cette « vieille chanson » écrite au tournant du millénaire qu’elle a choisi de dépoussiérer pour l’occasion : Poussière d’ange, qu’elle interprète seule sur scène.

Le public avait clairement le cœur à la fête, et Ariane Moffatt lui a donné l’espace pour le vivre. Pendant Douleur fantôme, un « mosh pit » se crée, au grand plaisir de Moffatt. Puis, le parterre se transforme une fois de plus en plancher de danse alors qu’elle propose une chanson de son projet SOM (sorti pendant la pandémie), qu’elle n’a jamais interprétée sur scène : Sunshine. S’ensuivent les pièces Debout et Nuit magique, puis un très court DJ set, où Ariane Moffatt fait bouger la foule sur les airs de The Power de Snap! et Pump Up the Jam de Technotronic. Le tout offre une transition vers la chanson Série B, en version électro, suivie de Miami où les gens se déchaînent tout simplement.

Pendant plus d’une heure, Ariane Moffatt a transformé la scène Loto-Québec en véritable piste de danse. Entre nouvelles chansons et relectures de son répertoire, l’artiste a offert un spectacle de clôture résolument festif.
Crédit Photo : Mattv.ca / Yagub Allahverdiyev


































