De la musique pour regarder les étoiles

Par : Sylvie Tardif
L’Orchestre FILMharmonique accompagnait Louis-Jean Cormier lors d’un concert présenté à la Maison symphonique de la Place des arts, le 17 octobre dernier. Après « Les Entretoits », une tournée qui s’achève bientôt, où le musicien a mis en valeur le répertoire d’autres chanteurs; Louis-Jean Cormier nous offrait ses chansons sous forme symphonique dont les arrangements de Francis Choinière et Joey Reda nous ont fait découvrir autrement la poésie des textes de l’auteur-compositeur-interprète.
Le public est toujours présent et ouvert aux propositions de Louis-Jean Cormier. Sagement assis dans cette magnifique salle qu’est la Maison symphonique, les spectateurs ont applaudi chaleureusement l’entrée du premier violon, puis du jeune chef d’orchestre Francis Choinière qui était suivi de Louis-Jean Cormier arborant une chemise blanche impeccable sous un superbe habit bleu nuit. Son pas dansant très joyeux et ses gestes encourageants ont libéré l’enthousiasme et nous avons applaudi de plus bel. Le décorum n’allait plus nous freiner.

D’emblée, les musiciens ont entamé la première pièce du concert intitulé « La photo« , cette magnifique chanson sur l’absence, la mémoire comme refuge, la permanence de l’amour, le deuil. Ensuite, Louis-Jean Cormier s’est adressé à nous pour nous parler de l’impermanence, du caractère transitoire de toute chose, et donc, que nous ne reverrions jamais plus ce spectacle une seconde fois. Bref, il nous invitait par son propos à être présent au temps qui passe en ponctuant son discours de coup de gong (tam-tam) qu’il intimait au percussionniste de frapper alors que le chanteur faisait un petit salut de grand sage bouddhiste avec son sourire cabotin. Maudit, qu’on l’aime donc celui-là!

L’Orchestre FILMharmonique et Louis-Jean Cormier ont joué 16 pièces lors de ce concert entrecoupé d’un entracte et d’adresses du chanteur qui nous a fait promettre d’appeler quelqu’un d’important à la fin du concert pour lui dire qu’on l’aime sans reporter au lendemain alors qu’il promettait, lui, d’appeler sa mère. Ses chansons sont si belles qu’on voudrait toutes les nommer, mais j’ai été particulièrement émue d’entendre Le jour où elle m’a dit je pars, Le ciel est au plancher, Si tu reviens.
Le chanteur nous a raconté qu’un passant croisé qui ne le connaissait pas lui aurait demandé à quoi ressemblait sa musique. Des jeunes qui entouraient le chanteur pour le saluer aurait répondu avant lui : c’est de la musique pour regarder les étoiles. Ils avaient tout compris. Les chansons de Louis-Jean Cormier, symphoniques ou pas, c’est de la musique pour regarder les étoiles!

Je ne sais pas si ce spectacle d’une grande beauté partira en tournée puisqu’il a déjà été offert dans d’autres salles à travers le Québec, mais ce serait une sacrée bonne idée qu’il y ait un peu de permanence dans nos rencontres avec Louis-Jean Cormier symphonique. Pour d’autres concerts de l’Orchestre FILMharmonique, vous pouvez consulter la programmation de l’orchestre et vous procurer des billets en cliquant ici. Quant à Louis-Jean Cormier, son spectacle « Les Entretoits » tourne toujours, vous pouvez vous procurer des billets en visitant son site web officiel. N’hésitez pas à lire notre critique de ce spectacle pour vous convaincre qu’il faut y aller.


