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Le concert « Grandeur d’âme » de l’OM

Un pianiste virtuose aux doigts magiques!

Orchestre Métropolitain
Crédit photo : François Goupil

Par : Sylvie Tardif

L’Orchestre Métropolitain présentait son concert intitulé Grandeur d’âme à la Maison symphonique de la Place des Arts le 26 mars dernier. Trois pièces ont été interprétées par l’orchestre sous la direction de Yannick Nézet-Séguin. Le Concerto pour piano n° 24 de Mozart, la Symphonie n° 9 de Schubert et l’Ouverture n° 3 d’Emilie Mayer.

Yannick Nézet-Séguin
Crédit photo : François Goupil

Avant le concert, Yannick Nézet-Séguin nous a expliqué sa vision des œuvres que nous allions entendre en disant qu’elles avaient la perfection classique tout en tendant vers les émotions du romantisme. D’entrée de jeu, nous avons remarqué que l’Orchestre Métropolitain avait placé les violoncelles et les contrebasses du côté des violons donc du côté gauche. Cette disposition « classique » ou « historique » plus proche de celle des orchestres à l’époque de Mozart, Beethoven ou Brahms a été choisie pour équilibrer le spectre sonore gauche/droit et favoriser certains dialogues instrumentaux.

OM Mozart
Crédit photo : François Goupil

Pour le Concerto pour piano n° 24, le pianiste Christian Blackshaw, artiste en résidence de l’OM, nous a effectivement fait ressentir la capacité de Mozart à illustrer en musique la profondeur des émotions humaines. Sa touche légère, vive, spontanée insuffle une vitalité et une expressivité sincère à la musique du compositeur. Ce pianiste a un doigté tellement précis, une telle maîtrise, que la magie opère. La musique prend son envol sans effort, avec grâce et délicatesse.

Christian Blackshaw
Crédit photo : François Goupil

Le Concerto pour piano n° 24 est l’un des deux seuls concertos pour piano en mode mineur composés par Mozart, l’autre étant le n° 20 en ré mineur. Des vingt-sept concertos de Mozart, seuls les numéros 20 et 24 seront composés sur un mode mineur ce qui leur confère une tonalité plus dramatique, une couleur plus sombre. Aucun autre concerto pour piano du compositeur ne comporte un ensemble instrumental aussi large. C’est un concerto qui a des airs symphoniques. L’œuvre est orchestrée pour cordes, bois, cors, trompettes et timbales.

Concerto pour piano n° 24
Crédit photo : François Goupil

La Symphonie no 9, connue sous le nom de « La Grande », est la dernière à avoir été achevée par Schubert. C’est une œuvre monumentale, presque pré-romantique. Cette symphonie regorge de dialogues. La disposition des violoncelles à gauche a permis de rendre les réponses musicales entre les bois et les violons très vivantes et organiques. La sensation de mouvement était évidente au point où nous avons pu remarquer les semelles rouges des Louboutin du maestro tellement il semblait danser en dirigeant son orchestre. Au même moment, les violoncellistes avaient un large sourire alors qu’ils jouaient avec vivacité.

Une fois de plus, nous avons été impressionnés par le talent de l’Orchestre Métropolitain à créer un moment de beauté. Pour consulter la programmation de l’orchestre, acheter des billets, ou le soutenir par une donation, n’hésitez pas à consulter son site Web.