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Grieg, Soleil Nordique

Une pianiste traversée par la musique!

Lina Gonzales-Granodo dirige l'OM
Crédit photo : François Goupil

Par : Sylvie Tardif

L’Orchestre Métropolitain, sous la direction de la cheffe Lina Gonzalez-Granodos, nous offrait un fabuleux concert d’après-midi, le 23 mai dernier, intitulé Grieg, Soleil Nordique à la Maison symphonique de la Place des Arts. Grieg et, sans aucun doute plus encore, la pianiste Michelle Cann, ont su attirer un public présent jusqu’au balcon, principalement composé, de jeunes adultes.

Quatre pièces ont été interprétées par l’orchestre, l’Ouverture en ré mineur, op. 49 de la compositrice Dora Pejačević, Peer Gynt : Suite no. 1, op. 46 et le Concerto pour piano en la mineur, op. 16 d’Edvard Grieg et, après l’entracte, la Symphonie no. 2 « Les Quatre Tempéraments » du compositeur Carl Nielsen.

L'OM à la Maison Symphonique
Crédit photo : François Goupil

Dora Pejačević, compositrice originaire de Croatie, commence à composer dès l’âge de 12 ans. Son Ouverture en ré mineur composé en 1919 reflète les influences de son époque. Ensuite, nous reconnaissons le célèbre premier mouvement « Au matin » de la Suite no. 1 de Peer Gynt dès les premières notes jouées par la flûte, thème repris rapidement par le hautbois, ligne très douce et aérienne évoquant le lever du soleil. L’orchestre nous gardera captif tout au long de son interprétation de cette Suite en quatre mouvements.

Michelle Cann avec l'OM
Crédit photo : François Goupil

Le piano fait ensuite son entrée et la pianiste, Michelle Cann très attendue. Les trois mouvements du Concerto pour piano en la mineur, op. 16 du compositeur permettent à la pianiste de transmettre toute une gamme d’émotions. On la sent très investie émotivement dans l’interprétation de cette œuvre par les tensions qui parcourent son visage et ses gestes. Le public l’acclamera. Le premier pianiste a joué cette œuvre est le compositeur Frantz Liszt à qui Grieg a remis la partition du concerto lors de leur rencontre à Rome en 1870, deux ans après la composition de l’œuvre. Selon les témoins de l’époque, Liszt se serait installé au piano et aurait joué l’œuvre à la perfection dès sa première lecture. Grieg en gardera un souvenir précieux.

Michelle Cann au piano
Crédit photo : François Goupil

Après l’entracte, l’orchestre nous ravit avec l’interprétation de la Symphonie no. 2 « Les Quatre Tempéraments » du compositeur danois Carl Nielsen qui aurait été inspirée par un tableau lors de son passage avec des amis dans une auberge de campagne. Les mouvements représentent les humeurs en passant de la colère à la mélancolie.

Une fois de plus, nous avons été impressionnés par le talent de l’Orchestre Métropolitain à créer un moment de beauté. Pour consulter la programmation de l’OM, acheter des billets, ou soutenir l’orchestre par une donation, n’hésitez pas à consulter son site web.