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FIJM 2026 – L’intemporelle Diana Krall

La voix de velours de Diana Krall suffit à nous rendre amoureux

Crédit Photo : Mattv.ca / Yagub Allahverdiyev

Par : Sylvie Tardif

Diane Krall présentait son concert les 26 et 27 juin, à guichet fermé, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal.

Il y a quelque chose d’extrêmement émouvant à assister au concert d’une icône. La voix tant aimée est alors portée par une présence qu’on croyait jusqu’alors hors d’atteinte. Diana Krall est tout sauf inatteignable.

La pianiste et chanteuse de Colombie-Britannique était en communion avec son public conquis et attentif jusqu’au balcon. Elle est d’une beauté classique qui la rend intemporelle malgré ses 61 ans et ses près de quarante ans de carrière. Cette voix m’a accompagnée toute ma vie. Elle m’a enseigné l’amour.

Photo officielle – Diana Krall

La jeune française Anaïs Cardot assurait la première partie avec fraîcheur en interprétant de ses compositions.

Anaïs Cordot chante principalement dans la langue de Shakespeare parce que cela met de la distance entre son vécu, ses émotions, et l’acte de le raconter.

Elle sera très candide et pleine d’humour alors qu’elle nous mentionne être inspirées par sa famille, ses conflits avec sa maman, sa peur de voir ceux qu’elle aime vieillir, les amours non réciproques.

Sa voix douce est très mélodieuse et nous aurons le plaisir de l’entendre à travers des titres tels que 3am in Paris, Second Hand, Coraçao, FOMO.

Photo officielle – Diana Krall

Quand les musiciens de Diana KrallDennis Crouch (contrebasse) et Jay Bellerose (batterie) s’installent aux instruments, il y a un peu de fébrilité qui gagne la salle. On a trop hâte de voir la chanteuse.

La pianiste entre alors en scène avec calme comme on arrive chez des amis, des êtres aimés depuis toujours. Elle s’installe au piano et les premières notes déclenchent des applaudissements. On a alors l’impression qu’on est avec elle dans son salon. Elle commence son tour de chant avec Almost Like Being in Love.

Photo officielle – Diana Krall

 

Diana Krall est tellement à l’aise qu’elle se permet des interprétations nouvelles de ses grands classiques, avec la complicité de ses acolytes avec lesquels elle communique par un regard, un geste de la tête. C’est fin, c’est délicat, c’est la grande Diana Krall! Elle démontre ainsi son sens de l’improvisation qui appartient à la culture jazz, mais également une possession de ses moyens et un esprit de liberté qui sont absolument époustouflants.

La chanson The look of love est donc interprétée avec un souffle différent, inattendu. Nous sommes suspendus à ses lèvres.

La pianiste se sent tellement libre qu’elle fouille dans ses partitions en nous avouant que le choix des chansons, le « setlist », n’est pas tout à fait arrêté. Elle hésite, des spectateurs lui soufflent des suggestions. C’est absolument savoureux. On passait déjà une excellente soirée; là, on vit un moment extraordinaire qu’on sera loin d’oublier.

Photo officielle – Diana Krall

Parmi les cinq chansons en rappel de la très généreuse pianiste, il y aura Tower of Song de Leonard Cohen pour une soirée qui se termine en beauté. L’intemporelle Diana Krall sera en tournée en Europe cet été. Pour suivre sa carrière, cliquez ici. La programmation du Festival International de Jazz de Montréal est extraordinaire. Je vous souhaite d’en profiter. Bon FIJM!